Dans la grande Histoire, il y a les petites histoires qui nous rappellent ce dont l'homme est capable. Survivant de l'Holocauste, Simon Gronowski, 93 ans, s'est adressé aux élèves de rhéto de l'école Notre-Dame des Trois Vallées à La Hulpe.
L'Histoire doit-elle s'apprendre par le prisme des livres et des cours en classe ? Pas seulement. Ce mardi, 120 élèves de sixième secondaire de La Hulpe ont eu la chance d'écouter le récit de Simon Gronowski, témoin de la Shoah issue d'une famille juive.
Nous sommes le 19 avril 1943 lorsque Simon et 230 autres déportés s’échappent du train qui les mènent vers Auschwitz grâce au geste trois résistants. Sa mère Chana et sa sœur Ita restent à bord. Pris en charge par le Comité de Défense des Juifs, Simon et son père attendent leur retour après la Libération. Mais elles ne reviendront jamais. Le père de Simon succombe à son propre chagrin.
Un message d'amour et d'humanisme en réponse à l'extrême-droite
Son lourd vécu, Simon le partage à travers des récits, en multipliant les rencontres dans les écoles. Un devoir de mémoire crucial selon l'homme, qui garde la plus grande foi en l'humanité, aussi longtemps qu'elle ne perpétuera pas les mêmes atrocités que pendant la Seconde guerre mondiale. De son récit, ce ne sont pourtant pas les larmes qu'on retient, mais plutôt la force d'esprit, l'amour et l'humanisme. "Si Hitler se présentait devant moi et me demandait pardon, et qu'il est sincère, je le pardonnerai", répond le rescapé de la Shoah lorsqu'un élève lui demande s'il en veut aujourd'hui à l'Allemagne. Car de vengeance, il n'est jamais question dans ses propos. Mais toujours de justice.
Entre la montée de l'extrême-droite, le conflit israélo-palestinien et les guerres qui ravagent différentes parties du globe, les faces sombres de l'Homme sont toujours bien présentes de nos jours. Et comme bouclier, Simon Gronowski brandit son récit dans les classes. Les années passent depuis qu'il le partage, mais l'écoute ne faiblit pas, que du contraire selon lui. En réaction aux événements contemporains estime l'homme. À voir les réactions suscitées auprès du jeune public la hulpois, le témoignage de Simon aura indubitablement laissé sa marque.
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