Ce mardi 25 novembre, les services publics du Brabant wallon et les enseignants se sont fortement mobilisés à Nivelles, à l’appel de la CSC .
Les centrales de la CSC, Services publics, Enseignement et Transcom étaient présentes. L’objectif : dénoncer les réformes du gouvernement Arizona, jugées dangereuses pour les pensions, les conditions de travail et l’avenir même des services publics.
Des mesures jugées inacceptables
Selon les syndicats, plusieurs décisions gouvernementales risquent de fragiliser durablement les services publics : un malus pouvant atteindre 25 % sur les pensions, la transformation des tantièmes, et d’importantes économies imposées à certaines entreprises publiques, dont Bpost, avec moins de personnel et moins de moyens pour assurer un service de qualité. Les réductions d’effectifs dans différents services entraînent une charge de travail accrue pour les agents restants et mettent en péril la continuité et la sécurité des missions publiques. Xavier Lorent, Secrétaire permanent intersectoriel CSC, explique : "Malgré l’accord budgétaire récent, ces mesures sont vécues comme une provocation. Les services publics sont déjà sous pression, et ces réformes ne feront qu’aggraver les choses. Le socle d’une société solidaire repose sur un service public fort. Or, avec moins de moyens et moins de personnel, on alourdit la charge de travail et on donne l’impression que les services sont mal rendus, ce qui pourrait servir d’excuse pour tenter de les privatiser."
Une situation critique chez Bpost
Geoffrey Neetens, représentant CSC Transcom pour Bpost, tire la sonnette d’alarme : "La situation devient de plus en plus compliquée. La mise en concurrence avec les transporteurs privés dégrade nos conditions de travail. On est pressés comme des citrons, avec moins d’agents et beaucoup de CDD non renouvelés. Le malus pension et l’allongement de la carrière jusqu’à 67 ans compliquent énormément les choses. On ne se sent pas écoutés, alors que l’humain devrait être l’outil principal dans notre métier."
Un appel à la reconnaissance et au respect des travailleurs
Pour les syndicats, il s’agit de protéger la population tout en défendant les travailleurs. La dégradation des services publics, selon eux, aura des conséquences directes pour les citoyens : moins de sécurité, moins de confort, des services parfois interrompus ou inefficaces.
Une mobilisation symbolique et concrète
Les enseignants présents à Nivelles ont également souligné la nécessité de protéger l’école de demain. Une chaîne humaine a ensuite été organisée autour de l'institut du Sacré-Cœur pour symboliser la protection des services publics et l'école de demain.
Le message des syndicats est clair : "Il est temps de dire stop aux mesures d’austérité et de défendre un service public accessible et de qualité pour tous."
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