Ils étaient près de 3000 en 2025, à passer les examens au Jury central pour le CESS. Dans le Brabant wallon, 3 écoles privées préparent à cette épreuve. Parmi celles-ci, la Smile School à Mont-Saint-Guibert. En 3 ans, son nombre d’élèves a doublé !
Une vingtaine d'élèves se sont inscrits à la Smile School en septembre 2025. Objectif pour ces jeunes âgés de 16 à 20 ans passer et réussir en 2026, après huit mois de formation, les examens du CESS. « On a d'abord la préparation, bien sûr, au diplôme de secondaire pour le jury central. Mais ce qui est important pour nous, c'est que les élèves ressortent aussi avec une culture générale, puissent comprendre le monde dans lequel ils vivent et se comprendre. Et donc ça, c'est vraiment notre idée d'avoir des cours de culture générales, de développement personnel, et de méthodes de travail, évidemment. Et puis on fait aussi de l'intelligence artificielle, de la bureautique et du sport » Explique Anne-France Pottier, cofondatrice de la Smile School
Tous ces jeunes ont donc un objectif commun, obtenir ce diplôme du secondaire. Mais ils ont tous une histoire, un parcours différent qui les ont motivés à s'inscrire à la Smile School. Pour certains, le cadre scolaire classique est inadapté, voire anxiogène. D'autres ont pratiqué l'école à domicile ou interrompu leur scolarité pour des raisons diverses. « J’ai eu un parcours un peu atypique, donc j'ai eu quelques problèmes de santé qui ont fait que j'ai raté pas mal d'années d'études. Et au final, la dernière solution pour moi, c'était de passer par le jury central. Et quand j'ai vu ici ce que proposait cette école, je me suis dit, c'est génial pour rattraper ces années là et pouvoir avoir mon diplôme. C’est ce qui me correspondait le mieux. » Précise Lara Laermans , élève à la Smile School.
Implanté dans l’Axis Parc à Mont-Saint-Guibert, la Smile School n'a cessé de grandir. Elle est passée en trois ans, de 10 à 20 élèves. Elle accueille aussi depuis deux ans une quarantaine d'adultes, qui suivent une formation deux soirs par semaine. « On se rend compte que le mal-être des jeunes à l'école est en train de grandir. C'est ce qu'on voit dans toutes les études. Il y a de plus en plus de jeunes qui ne trouvent pas leur place dans l'école classique et qui recherchent du coup, une autre méthode d'enseignement et donc, entre autres, la semaine de cours où ils peuvent être eux mêmes, trouver des cours qui ont du sens, en autonomie, comme eux ont envie de le faire en fait. La demande est de plus en plus grande pour le jury central. » explique Anne Pottier.
Comme c'est une école privée, la Smile School ne reçoit pas de subsides. Les élèves payent donc un minerval de plusieurs milliers d'euros. « Par exemple ici, le minerval, pour un des projets que nous avons, qui est sur huit mois, on est à 9600 €, et pour le cours qui dure sur dix mois, là on est à presque 13 000 €. Ce qu'on insiste beaucoup, c'est que les jeunes travaillent pour payer une partie de leur minerval. Ça c'est vraiment essentiel pour nous, pour avoir la valeur de l'argent, pour qu'ils se rendent compte que ça ne vient pas comme ça du ciel…Merci papa, maman. Ce qui nous permet aussi d'avoir une certaine hétérogénéité sociale. On a par exemple des élèves qui ont réussi à gagner 10 000 € pour payer leur minerval. «
Depuis sa création, il y a trois ans, 85 % des élèves inscrits à la Smile School ont obtenu leur diplôme du secondaire en première session et 100 % après la deuxième session.
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