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Le succès de la viande bio à la Ferme des Noyers à Chaumont-Gistoux

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 13 avril 2018 18:03  |   Chaumont-Gistoux

Manger de la pulpe de betteraves, c’est de l’histoire ancienne pour les vaches de la Ferme des Noyers. Aujourd’hui, au menu : un fourrage de meilleure qualité. L’exploitation a changé de cap depuis quelques mois : direction le bio. Un changement important pour l’organisation de la ferme. Les terres agricoles produisent dorénavant du fourrage bio pour le bétail. "Auparavant, on avait des cultures industrielles sur ces parcelles", explique Nicolas Braibant, agriculteur. "Psychologiquement, il y a beaucoup d’a priori à passer au bio, parce que ce n’est pas du tout ce qu’on connaissait avant. C’est un nouveau métier qu’il faut découvrir !", explique le fermier. "Il faut s’intéresser à un niveau technique au niveau du bio qu’on ne connaissait pas".

Pour diversifier les ressources, Nathalie Braibant, épouse de Nicolas, a ouvert une boucherie au sein même de la ferme. Moins d’intermédiaires, c’est aussi plus de recettes pour la ferme. Car passer au bio à un coût, tant pour le producteur que le consommateur. Pour le même type de viande, le ticket de caisse est 20 à 30% plus élevé que dans un supermarché classique.

Veviba ? Une aubaine pour la boucherie

Un prix qui ne freine pas les clients. La fréquentation de la boucherie est en hausse ces derniers mois. "On a eu un gros boom depuis le scandale de Veviba. Le scandale a conscientisé les gens sur la qualité de ce qu’on leur propose en grande surface", explique Nathalie Braibant. Le bien-être animal, la proximité avec le producteur : toutes des raisons qui poussent les clients à se rendre au sein de la boucherie.  

L’impulsion de Färm.lln

Quelques mois avant d’ouvrir, le magasin bio de Louvain-la-Neuve cherchait un producteur de viande local avec lequel s’associer. La discussion s’ouvre avec la Ferme des Noyers. Färm veut prendre ses produits, à un prix décidé par le producteur. Mais à une condition : tout doit être bio. C’est cette proposition qui convaincra définitivement l’exploitation de se convertir.

Margaux Guyot - Images : Samuel Francis