Le marché immobilier reste très dynamique en Brabant wallon. Malgré une hausse marquée des prix des maisons, la demande ne faiblit pas. En cause notamment : la baisse des droits d’enregistrement et l’importance croissante du critère énergétique.
Visites qui s’enchaînent, biens qui se vendent rapidement, concurrence accrue entre acheteurs : sur le terrain, le constat est clair. Le marché immobilier en Brabant wallon reste particulièrement dynamique, malgré la hausse des prix observée ces derniers mois.
"Le Brabant wallon reste très attractif, notamment par rapport à Bruxelles. On est proche des commodités, avec des communes bien desservies par le train", explique Cédric Demaerschalk, directeur de l'agence immobilière ERA CEDIMMO à Genappe.
Plusieurs acheteurs pour un seul bien
Dans certaines communes, la demande dépasse largement l’offre. Résultat : pour un seul bien mis en vente, les candidats se multiplient.
"On a parfois jusqu’à vingt acheteurs pour une maison. Nos délais de vente sont très courts, ce qui montre une réelle motivation", observe Élodie Zarola, manager dans la même agence.
Cette pression sur le marché pousse les acheteurs à se positionner plus rapidement et à négocier davantage sur les caractéristiques du bien que sur son prix.
Droits d’enregistrement : un effet déclencheur
Parmi les facteurs qui expliquent cette dynamique, la baisse des droits d’enregistrement joue un rôle clé. Depuis 2025, le taux est passé à 3 % pour les acheteurs occupants, réduisant fortement l’apport financier nécessaire.
Autre élément déterminant : la performance énergétique des logements. Le PEB est désormais un critère central dans la décision d’achat.
"Les banques, elles aussi, accordent une attention particulière à cet aspect, tout comme les acheteurs, soucieux de leur consommation future", explique l'agente.
Des attentes qui évoluent
Conséquence directe : les attentes changent. La maison quatre façades reste très recherchée, mais avec des extérieurs plus simples à entretenir.
Face à la hausse des prix, une question revient souvent : faut-il encore se lancer ? Pour les professionnels, l’immobilier reste une valeur refuge. "2026 reste une année propice pour acheter. Je ne crois pas à une chute brutale des prix de l’immobilier", conclut Cédric Demaerschalk.
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