Comment se porte le marché de l'immobilier en Brabant-Wallon ? La fédération des notaires a sorti aujourd'hui ses statistiques province par province et sans surprise le parc immobilier brabançon reste le plus cher de Wallonie , avec quelques subtilités !
L’année 2025 a été une véritable année de reprise sur le marché immobilier du Brabant wallon, avec une hausse spectaculaire de 28,1% des transactions immobilières, selon le dernier baromètre des notaires pour la Wallonie. Cette explosion des ventes s’inscrit surtout dans la foulée de la baisse des droits d’enregistrement, passés à 3% au 1er janvier 2025, qui a joué le rôle d’un électrochoc pour les acheteurs potentiels.
Une reprise tirée par la baisse des droits et la stabilité des crédits
Le chiffre est sans appel : +28,1% de ventes l’année 2025 en Brabant wallon, la meilleure progression de toutes les provinces wallonnes. Cette envolée s’explique en grande partie par la nouvelle formule fiscale, qui a rendu l’achat plus accessible dans un premier temps, mais aussi par une stabilisation des taux d’intérêt, qui ont encouragé les acheteurs à sauter le pas. Les notaires relèvent aussi une autre donnée clé : 2025 est marquée par une forte reprise du crédit, avec une hausse de 14% des emprunts et une augmentation sensible des montants empruntés en moyenne. Cette dynamique s’ajoute à la baisse des droits pour expliquer pourquoi tant de biens ont changé de main l’année dernière.
Prix des maisons : Brabant wallon, deuxième province la plus chère de Belgique
Si les ventes ont explosé, les prix des maisons ont suivi, avec une hausse médiane de +8,1% au Brabant wallon en 2025. Le prix médian d’une maison dans la province franchit désormais la barre symbolique des 400 000 euros, ce qui en fait la province wallonne la plus chère. Cette envolée des prix ne se doit pas uniquement à la baisse des droits, mais aussi à une conjoncture plus favorable : inflation désormais stabilisée après des pics supérieurs à 9% en 2022, et pouvoir d’achat qui repart à la hausse, avec une progression de plus de 2% sur l’année. Cette combinaison de facteurs explique que les prix soient entrés dans une nouvelle phase, supérieure à ce qui était observé juste après la crise sanitaire.
Appartements : hausse plus modérée que la moyenne wallonne
En revanche, le marché des appartements évolue plus lentement. Le prix médian d’un appartement en Brabant wallon a progressé de 2% seulement entre 2024 et 2025, une hausse bien en dessous de la moyenne wallonne, qui affiche +7,2% sur la même période. Le prix médian d’un appartement se situe autour de 255 000 euros dans la province.
Une forte pénurie de logements neufs
Une autre donnée frappante ressort du baromètre : l’offre de neuf s’est fortement réduite. En 2025, seuls 8,5% des transactions concernaient des biens neufs sur le marché brabançon, contre près de 30% en 2022. Cet effondrement de la part du neuf est dû à la fois à la hausse des coûts de construction, à la difficulté de recruter de la main-d’œuvre qualifiée, et au contexte plus difficile pour les promoteurs (TVA, normes énergétiques, coûts fonciers). Cette raréfaction du neuf accentue la pression sur le marché de l’ancien, notamment sur les biens bien situés et prêts à habiter, qui voient leurs prix grimper le plus vite.
Des écarts très marqués entre communes
Les notaires insistent sur un point important : au Brabant wallon, une commune n’est pas l’autre. La hausse moyenne de 8,1% cache en réalité des comportements très contrastés d’un territoire à l’autre. Ainsi, dans certaines communes comme Chaumont-Gistoux, Court-Saint-Étienne-et-Villers-la-Ville, les prix des maisons ont bondi de près de 20% en 2025. À l’inverse, à Walhain, les prix ont reculé de 10,7%, illustrant bien la diversité des marchés locaux.
Où loger au plus bas et au plus haut ?
Concrètement, les maisons les moins chères se trouvent sur la commune d'Hélécine, où le prix médian d’une maison avoisine les 255 000 euros. À l’opposé, la commune de Lasne affiche le prix médian le plus élevé, avec des maisons cotées en moyenne à 725 000 euros.
Prévisions 2026 : stabilité et légère hausse attendue
Et pour l’année 2026, que prévoient les observateurs ? Les tendances actuelles devraient persister, mais en moins marqué. Les taux d’intérêt devraient se stabiliser, l’inflation rester à un niveau modéré et le pouvoir d’achat continuer à croître légèrement. Cela devrait se traduire par une nouvelle hausse des prix, mais plus modérée qu’en 2025, car l’effet de boost donné par la baisse des droits d’enregistrement est désormais passé. Pour les acheteurs, cela signifie que le marché restera tendu, surtout sur les maisons, mais avec moins de pression qu’en début d’année dernière.
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