Le projet vise la construction d'une structure d’accueil pour seniors dans le hameau de Suzeril, sur un terrain communal. La maison de repos comptera 66 lits, 14 résidences services et 44 emplacements de parking. Le projet ne séduit pas tout le monde.
Plusieurs riverains se mobilisent pour dire "non" à la demande de permis d'urbanisme de la société Health Real Estate.
Selon eux, le futur bâtiment, bien que nécessaire dans la commune, est disproportionné, par rapport au cite de construction prévu : "ce que l'on reproche, c'est l'endroit qui est très mal choisi. Cela va détruire tout un biotope et défigurer le paysage et la rue. Et la rue de Suzeril fait quatre mètres de large, au grand maximum. Il n'y a donc pas moyen de se croiser à deux véhicules et la fréquentation du site serait de 150 personnes". Cela risque donc de bouchonner, et de causer pas mal de soucis, selon les riverains opposés au projet. Ils réclament une étude de mobilité approfondie.
Une pétition contre le projet
Ils ont donc lancé une pétition via Facebook. Dans celle-ci, ils s'inquiètent d'une "destruction d’une grande part de la végétation du talus où sera implanté le projet, du déplacement de 14.000 m³ de terres et des risque d’érosion du talus des riverains". Ils pointent également le risque de débordement d’eaux usées et pluviales en cas de crues ou intempéries violentes.
Pas d'autre choix ?
Selon eux, ce n'est donc pas l'endroit. Il faut prendre le temps et non se précipiter. Ils proposent donc plusieurs alternatives à la commune de Court-Saint-Étienne. Des alternatives auxquelles le bourgemstre Steve De Wevere a déjà pensé : "la commune est propriétaire de cette parcelle. Elle n'est pas propriétaire des autres parcelles que sont la gare de Faux ou Court-village, par exemple. Nous n'avons pas de maîtrise foncière et donc aujourd'hui, si on veut avancer sur un projet de maison de repos, il n'y a malheureusement pas d'autres solutions que l'urbanisation de cette parcelle-là".
Les riverains pointent également du doigt quelques potentielles irrégularités concernant le Code du Développement territorial. Selon eux, la zone visée n'est "pas la mieux adaptée à une infrastructure de grande taille, comme celle projetée. Une telle construction perturberait l'harmonie et le caractère résidentiel de la zone."
Steve De Wevere confirme que "s'il y a des irrégularités dans le dossier, il faut que les riverains puissent le souligner. C'est à ça que sert l'enquête publique. S'il y a des irrégularités, il faut pouvoir y répondre".
Les riverains ont jusqu'au 11 mars 2026 pour envoyer leurs demandes et observations.
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