Face à la neige et au verglas, le TEC a activé son plan intempéries pour garantir la sécurité sur son réseau. Contrôleurs, dispatching et direction sont mobilisés dès l’aube pour adapter les lignes et informer les voyageurs en temps réel.
Neige persistante, gel nocturne et routes glissantes : ces derniers jours, les conditions météorologiques ont fortement perturbé la mobilité en Wallonie.
Pour faire face à la situation, le TEC a activé son plan intempéries, un dispositif destiné à adapter le réseau tout en garantissant la sécurité des voyageurs et du personnel.
"La situation est très compliquée puisqu’il a neigé fortement les derniers jours et qu’on a aussi eu du gel pendant la nuit", explique Lionel Rouget, directeur exécutif du TEC Brabant wallon. "Mais dès le matin, nos équipes ont été à pied d’œuvre pour permettre aux bus de sortir au plus tôt." Résultat ce matin, tous les bus roulaient dès 6h30. Dans les eaux de 11h, plus aucune ligne n'était perturbée à cause des intempéries.
Avant le premier bus, un travail de terrain essentiel
Avant chaque départ, le réseau est analysé dans le détail.
Dès l’aube, les contrôleurs sillonnent les routes, en particulier les zones à risque : pentes, virages serrés ou voiries secondaires.
"Tous les contrôleurs ont été chauffeurs auparavant. On connaît le comportement d’un bus dans ces conditions. Si on estime que ce n’est pas faisable, le bus ne part pas. La sécurité passe avant tout.", précise l’un d’eux.
Ce travail de reconnaissance conditionne directement la mise en circulation, ou non, de certaines lignes.
Au centre de contrôle, des décisions prises en temps réel
Au cœur du dispositif, la dispatcheuse coordonne les informations venues du terrain, des chauffeurs et des contrôleurs. Un rôle clé, souvent sous pression.
"Quand on arrive le matin, on prend le degré de gravité du réseau", explique-t-elle. "On commence plus tôt que d’habitude, avant que les chauffeurs ne sortent, et on adapte le service en fonction de ce qu’on constate sur le terrain." Certaines situations imposent des décisions radicales. "Ce matin, on a dû faire rentrer les bus pendant une demi-heure, parce que certaines gares n’étaient pas salées et donc trop dangereuses. Une fois le sel passé, les bus ont pu ressortir", ajoute Katleen.
Des lignes adaptées, parfois suspendues
Selon la gravité de la situation, le plan intempéries prévoit des déviations hivernales, les bus circulant alors uniquement sur les grands axes ou, dans certains cas, la suppression temporaire de lignes. "Un bus qui glisse, ce n’est pas une voiture", rappelle la dispatcheuse. "Un accident peut vite devenir dramatique, pour les passagers comme pour les piétons."
Le TEC est conscient de l’impact de ces décisions sur le quotidien des usagers, notamment pour se rendre au travail ou aux examens. "On fait vraiment notre maximum. Mais nous invitons les voyageurs à consulter notre site et notre application, où les informations sont mises à jour en temps réel, afin de vérifier si leur ligne circule", ajoute le directeur.
Le plan intempéries restera activé aussi longtemps que les conditions météorologiques l’exigeront.
Sur le même sujet
Recommandations
Accord UE-Mercosur : les agriculteurs bloquent l'échangeur entre Haut-Ittre et le Ring de Bruxelles
Incourt : 230 km de routes à déneiger, entre anticipation et coordination
La circulation des bus TEC Brabant wallon revient progressivement à la normale ce mercredi
Chantier sur l’E19 à Nivelles : la réouverture de la bretelle sud reportée au 2e trimestre 2026