Depuis la réorganisation des distributeurs de billets, ceux-ci disparaissent. À Genappe, il n'existe plus qu'un seul lieu de retrait d'argent. Une pétition signée par 1200 citoyens demande l'arrivée de nouveaux points cash.
À Genappe, l'unique point cash Batopin de toute la ville, vous le retrouvez rue Emmanuel Lutte. Un unique lieu de retrait de billets pour 16.000 habitants, c'est peu. Voilà pourquoi les mandataires de Be Genappe ont lancé une pétition pour en obtenir davantage. "Nous avons interpellé plusieurs fois le collège communal à ce propos. Et nous n'avons pas eu l'impression d'avoir été entendus", nous raconte Vincent Girboux, le chef de groupe Be Genappe. "Nous avons donc décidé d'inclure la population et proposant cette pétition."
Cette pétition comprenant 1200 signatures a donc été remise au représentant de Batopin. Ce consortium installe ces fameux distributeurs de billets partout en Belgique au nom de quatre banques, à savoir BNP Paribas Fortis, ING, KBC et Belfius. "Nous sommes toujours attentifs aux demandes du public et de nos utilisateurs", avance Erik Lenoir, le porte-parole de Batopin. "Maintenant, nous allons analyser les demandes et voir ce que nous pouvons réellement faire."
Si le centre de Genappe est bien desservi en matière de cash, le reste du territoire (ses extrémités surtout) laisse à désirer. En plus, c'est l'une des entités des plus vastes du Brabant wallon. "9500 hectares, oui, c'est une grande commune", confirme Vincent Girboux. "Si vous prenez la distance entre Bousval et Houtain-le-Val, vous avez 12 kilomètres." Des kilomètres sans point cash. Pour Batopin, la promesse est claire. "En ce qui nous concerne... et non allons encore plus loin que ce que prévoit réellement le protocole, nous proposons à 95% des belges un point cash situé à 5 kilomètres en voiture", poursuit Erik Lenoir.
Des lieux pas toujours adaptés aux PMR
Be Genappe aimerait aussi que ces point cash soit mieux accessible aux PMR. Jean-Yves Dupuis est entrepreneur et représente ces personnes à mobilité réduite et/ou porteuses d'un handicap. Il le confirme, ces accès ne sont pas aisés : "Les portes d'entrée sont parfois lourdes à pousser ou à tirer. Il n'y a pas toujours de la place devant ces points pour se garer. Et sur les trottoirs, vous retrouvez des piquets qui encombrent le passage."
En attendant, cette rencontre entre citoyens et Batopin s'est plutôt bien déroulée. Elle a même été qualifiée de constructive.
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