Valérie Glatigny, la Ministre de l'Enseignement de Promotion sociale, a découvert le parcours immersif des élèves et surtout comment les lieux accompagnent ces jeunes vers la qualification professionnelle et leur diplôme.
"Touche pas à mon CEFA !"
Ce message (un panneau posé à l'entrée du bâtiment) directement adressé à la Ministre de l'Enseignement de promotion Sociale et de l'Education en Fédération Wallonie-Bruxelles est clair. Valérie Glatigny l'a bien saisi dès les premières minutes de sa visite ici à Court-Saint-Étienne. Le secteur est inquiet vu les budgets qui diminuent, vu les moyens qui ne sont plus conséquents, vu les annonces de restructuration entendues çà et là. Pourtant la ministre s'est voulue rassurante. "Le CEFA joue un rôle clé dans la construction d’un avenir professionnel solide pour nos jeunes", nous a déclaré Valérie Glatigny. "Il est essentiel de soutenir ces initiatives qui allient apprentissage théorique et expérience pratique. Demain jeudi, avec d'autres ministres, nous allons en parler et mettre ce dossier sur la table."
Du côté du CEFA (Centre d'éducation et de formation en alternance), cette visite était donc importante et l'écoute attentive de Valérie Glatigny plus qu'importante. "Depuis quelques années déjà, nous ne pouvons plus signer de contrat de stage d'observation pour nos élèves qui partent en entreprise", détaille Fabienne Tynant, la coordonnatrice du CEFA de Court-Saint-Étienne. "Or ce premier stage est important pour le jeune. Il doit savoir si le métier qu'il a choisi est le bon. Madame la Ministre nous a promis de régler cette situation très vite."
Dix écoles en une
Au cours de cette visite, la ministre s'est rendu d'atelier en atelier. Ici, les jeunes apprennent les métiers de dix secteurs. Cela va de l'horeca aux services aux personnes en passant par l'horticulture, l'électricité, le métal, la menuiserie et la construction. En fait, au sein de cette école en alternance, les élèves passent deux jours en classe et trois jours sur le terrain, en entreprise... Comme Clayton, apprenti maçon : "Ce type d'enseignement me plaît. Mais cela va dépendre de chacun. J'apprends énormément en chantier."
Afin de mieux mettre en avant les réussites et la qualité de l'enseignement du CEFA, l'école avait aussi convoqué deux anciennes élèves. Melissa a suivi le cursus Travaux de bureau et elle est aujourd'hui directrice d'une agence immobilière à Louvain-la-Neuve. "Moi, je voulais tout de suite travailler dans ce milieu, être en contact avec ce secteur professionnel. L'école m'a permis tout cela. je ne regrette rien, que du contraire !", nous raconte Melissa Debbaut. Même son de cloche du côté de Julie Lougnon. Aujourd'hui, elle est secrétaire volante à la clinique Saint-Pierre d'Ottignies. Elle encourage les jeunes à suivre le même parcours scolaire qu'elle. "Tout le monde y trouve un avantage", nous assure-t-elle. "Non seulement les entreprises qui vous proposent des stages mais aussi les élèves qui, à la fin, repartent avec de l'expérience et un diplôme."
Une ouverture vers l'Europe...
Pour le CEFA, l'enseignement en alternance a encore un bel avenir. Un avenir qu'on prépare à Court-Saint-Étienne avec une ouverture à l'Europe. il y a peu, l'école a réalisé un jumelage avec le même type d'enseignement à Bordeaux en France !
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