À Rixensart, l'Espace du Lien propose un lieu de vie communautaire et thérapeutique qui offre une réponse novatrice et alternative dans le secteur de la santé mentale. Ce jeudi, elle a reçu la visite d’Yves Coppieters, le ministre wallon de la Santé.
Situé en face de la gare de Genval, l’Espace du Lien propose tous les jours de la semaine des activités à des personnes en souffrance psychique. Une passerelle entre l'hôpital psychiatrique et le retour à domicile. "Ce sont des activités pour se remobiliser, pour reprendre confiance en soi, pour développer sa créativité et pour tisser des liens avec de nouvelles personnes", explique Françoise Racquez, la coordinatrice de l’ASBL.
Ce jeudi, l'ASBL a reçu la visite du ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters, mais aussi de mandataires publics et d'acteurs du secteur de la santé en Brabant wallon. L'occasion pour les membres de l’Espace du Lien d'expliquer le mode de financement du centre, 70 % privé et 30 % de soutien public. Vu la demande, l'ASBL plaide pour une augmentation de l'aide publique de la Région wallonne. "Nous plaidons auprès l’AViQ pour un renforcement du soutien que nous avons pour le moment. Ce soutien est de 15.000 € sur un budget de 70.000 € et nous espérons obtenir par étapes un refinancement à hauteur de 30.000 euros. Mais pour accueillir plus de participants et augmenter l'impact de l'association", précise Pierre De Muelenaere, le fondateur du Fonds des Amis de l'Espace du Lien.
Au terme de sa visite, le ministre de la Santé s'est montré rassurant concernant la pérennité de l'action de l'espace, du lien. "On est là pour les soutenir. Alors bien sûr, les financements publics ne couvrent pas 100 % du fonctionnement de ces structures. Je pense que c'est quand même 30% de leur fonctionnement et l'enjeu en tout cas, c'est de stabiliser le fonctionnement dans le temps pour qu'elles puissent se projeter sur un financement récurrent. Et puis, si on arrive à trouver des financements complémentaires sur la santé mentale, ce que le gouvernement wallon essaye de faire, alors bien sûr, on pourra financer, gérer d'autres initiatives", explique Yves Coppieters.
En 2025, ce centre a aidé une cinquantaine de personnes au travers de 250 ateliers.
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