À Wavre, Arkopharma Belux et Nikita Concept testent l’intelligence artificielle pour produire des vidéos d’animation. Une innovation locale qui pourrait transformer les méthodes de communication.
L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans de nombreux secteurs. À Wavre, elle commence aussi à transformer la manière de produire des contenus audiovisuels, y compris dans des domaines où on ne l’attend pas forcément, comme la santé.
Car si cette initiative voit le jour, c’est aussi parce que le secteur pharmaceutique est en pleine transformation. La concurrence s’intensifie, notamment avec l’essor des ventes en ligne et des parapharmacies, tandis que les attentes des patients évoluent.
"Il y a une concurrence qui n’existait pas avant, notamment en ligne ou via les parapharmacies", explique Patrick Verbelen, directeur d’Arkopharma Belux. "Et les consommateurs sont aujourd’hui beaucoup plus informés, avec tout ce qu’ils trouvent sur internet et les réseaux sociaux." Dans ce contexte, les acteurs du secteur cherchent de nouveaux moyens de capter l’attention et de transmettre des messages clairs.
Une production inspirée des studios… avec de nouveaux outils
Pour répondre à ces enjeux, Nikita Concept a intégré l’intelligence artificielle dans son processus de création.
"On a fonctionné comme un studio classique : création des personnages, storyboard, animation… sauf qu’on a intégré des outils d’intelligence artificielle à plusieurs étapes", explique Ludovic Pahaut, directeur artistique de Nikita Concept.
L’IA est notamment utilisée pour générer des images et des séquences vidéo à partir d’indications données par les équipes créatives.
L’un des principaux changements se situe au niveau de la production elle-même. Grâce à l’intelligence artificielle, certaines étapes peuvent être accélérées, ce qui a un impact direct sur les coûts.
"Avant, ce type de capsule nécessitait des budgets conséquents. Ici, on peut facilement réduire les coûts de plus de moitié", souligne Philippe Blaimont, CEO de Nikita Concept. Une évolution qui rend ce type de contenu plus accessible, y compris pour des structures de taille plus modeste.
Une technologie tout de même encadrée par l’humain
Malgré ces avancées, les professionnels insistent sur un point : l’intelligence artificielle ne remplace pas le travail créatif.
"L’intelligence artificielle est un outil. Mais la vision, la narration, ce qu’on veut raconter… ça reste humain", insiste Ludovic Pahaut.
Un équilibre que les entreprises impliquées souhaitent préserver, notamment dans des secteurs sensibles comme celui de la santé.
Une innovation locale qui attire
Développée en Brabant wallon, cette approche suscite déjà un intérêt au-delà du territoire. Certaines filiales du groupe Arkopharma envisagent d’adapter ce type de contenu à leurs propres marchés.
Une preuve que, même à l’échelle locale, l’innovation peut rapidement trouver un écho plus large.
Encore en pleine évolution, l’intelligence artificielle pourrait bien redéfinir les standards de la production audiovisuelle. Plus rapide, plus flexible, elle ouvre de nouvelles perspectives… tout en posant aussi la question de la place de l’humain dans la création.
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