Jean-Marie Van Butsele entame une nouvelle marche caritative de 1500 km vers Rome. Le Limalois poursuit son engagement pour les enfants en difficulté, soutenu par sa famille et ses proches.
Samedi, sur le coup de 9 heures, entouré de sa famille, de ses amis et de nombreux sympathisants, Jean-Marie Van Butsele a pris la route de Louvain-la-Neuve en direction de Rome. Le Limalois entame une nouvelle marche caritative de près de 1 500 kilomètres, une aventure de plus d’un mois au profit de la jeunesse en difficulté. À 76 ans, l’ancien gendarme et guide de montagne ne ralentit pas. Pourtant, fidèle à lui-même, il aborde le défi avec humilité : "Je ne me prépare pas vraiment, je vis un peu sur mes acquis. Mais j’espère que ça va fonctionner. Je croise les doigts. Ce n’est jamais gagné et je fais tout mon possible pour mener à bien cette action à laquelle je tiens beaucoup."
Son engagement est clair : soutenir l’enfance en difficulté. Les dons récoltés sont centralisés par la Fondation Bâtisseurs d’Étoiles, qui les redistribue ensuite vers différentes structures. En 25 ans de marches solidaires, Jean-Marie a déjà permis de récolter plus de 500 000 euros.
Un super-héros pour les siens
Au départ, l’émotion était palpable. Parmi les proches venus l’encourager, sa petite-fille Ainoa ne cachait pas son admiration : "On le regarde un peu avec des étoiles dans les yeux. C’est inspirant d’avoir un papi comme ça."
Chaque année, la famille espère presque que ce sera la dernière marche. Mais au fond, tous savent que ces défis font partie de lui.
"On est fier de lui. Tout ça, c’est pour une œuvre caritative", confie Cédric, son fils. "À 76 ans, après le Mont Blanc et toutes ses marches… c’est ce qui le tient en vie."
Derrière l’armure, un homme sensible
Derrière l’image de l'homme infatigable se cache un homme profondément sensible. Sa femme, Nicole, le connaît mieux que personne. Même si elle ne l’accompagne pas sur l’entièreté du parcours, sa présence reste essentielle sur la fin de ces marches. "Je crois que je l’aide moralement. Le soir, il retrouve quelqu’un qui l’attend. Je marche un petit peu avec lui le matin, et le soir je vais le rejoindre."
Cette année, Nicole a organisé les étapes finales de manière à rester deux jours au même endroit. "Je fais les navettes le matin pour le reconduire au départ. Comme ça, il peut se poser calmement. Je choisis des logements où je peux faire à manger moi-même, pour qu’on soit au calme."
Objectif Rome
Si tout se déroule comme prévu, Jean-Marie Van Butsele devrait atteindre Rome le 26 mars. À son arrivée, il pourrait même être accueilli par le pape, une reconnaissance symbolique pour cet homme au grand cœur.
En attendant, ce sont des centaines de kilomètres, des cols, des plaines et des rencontres qui l’attendent. Une chose est sûre : porté par l’amour des siens et la cause qu’il défend, Jean-Marie avance, pas après pas.
Bonne route, Jean-Marie.
Si vous souhaitez le soutenir toutes les informations se trouvent sur la page Facebook "Un marcheur au grand coeur".
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