La Maison du Développement Durable a décidé de sensibiliser le grand public au frelon asiatique ! Apiculteurs et spécialistes y étaient donc de passage pour, notamment, nous expliquer comment lutter au mieux contre ce prédateur.
À Ottignies-Louvain-la-Neuve, la Maison du Développement Durable a dernièrement organisé une action de sensibilisation destinée à alerter le grand public sur un fléau toujours bien présent : le frelon asiatique. L’objectif de cette initiative ? Informer les passants sur les dangers que représente cet insecte invasif et surtout, expliquer comment agir efficacement pour limiter sa prolifération. Après une année 2025 marquée par une météo particulièrement clémente, la progression du frelon asiatique a pris une tournure exponentielle. "Il y en a eu énormément l’année passée, notamment à cause des conditions favorables", explique un apiculteur présent sur place.
Des pièges sélectifs pour agir au bon moment
Pour lutter contre cette expansion, la Province du Brabant wallon met à disposition du public des pièges sélectifs tout comme le CRA-W (Centre wallon de Recherches agronomiques) à Gembloux. Ces dispositifs permettent d’attirer uniquement les frelons asiatiques, sans piéger les autres insectes bénéfiques. Mais attention, le moment de leur installation est crucial. En plein hiver, il est inutile d’agir : les frelons sont encore en hibernation. La période clé se situe au début du printemps, dès que les températures dépassent régulièrement les 15 à 16 °C. C’est alors que les fondatrices sortent de leur abri pour créer de nouveaux nids. Chaque femelle capturée à cette étape, souligne un expert, "c’est potentiellement un nid en moins pour la saison"».
Un danger pour les abeilles… et pour nos vergers
La menace dépasse largement les ruchers. Un seul nid de frelons peut consommer jusqu’à 11 kilos d’insectes par an, dont près de 7 kilos d’abeilles. Une prédation qui affaiblit les colonies et réduit la pollinisation naturelle. Les conséquences se font sentir jusque dans les vergers et les cultures fruitières, où les producteurs constatent une pollinisation incomplète. "De nombreux arboriculteurs doivent désormais faire appel à des apiculteurs pour compenser le manque d’abeilles", note la Maison du Développement Durable. Moins d’abeilles, c’est donc non seulement moins de miel, mais aussi moins de fruits, et un déséquilibre écologique à grande échelle. Une vigilance collective indispensable En attendant le retour de beaux jours, les organisateurs appellent les citoyens à rester vigilants et à signaler les nids repérés via les plateformes officielles. La mobilisation de chacun demeure essentielle pour freiner la propagation du frelon asiatique, véritable ennemi de la biodiversité locale.
Sur le même sujet
Recommandations
Une délégation congolaise en visite dans le BW
Début de la campagne de solidarité d'Iles de Paix à l'Esplanade de Louvain-la-Neuve
Pendant ses travaux de rénovation jusqu'en 2027, le SPOTT se réinvente
Tourinnes-la-Grosse crée le premier jardin-fôret nourricier public de Wallonie
Genappe : un an après le passage au réseau de chaleur au bois, le pari gagnant
Ottignies : William Lennox ouvre un hôpital de jour unique en son genre
Minéralisation du lac de Louvain-la-Neuve : Késaco ?
Expo : Michel d’Oultremont capture l’Harmonie entre nature et silence