Le refuge l’Arche de Bousval, à Genappe, rouvre ses portes ce samedi. Depuis 1989, Bernard Daune y accueille des animaux exotiques saisis ou abandonnés. À 75 ans, il poursuit, jour et nuit, un engagement devenu toute sa vie.
À Bousval, il suffit d’un prénom pour voir surgir une ourse de plusieurs centaines de kilos. « Ma Julia, viens dire bonjour », lance Bernard Daune. L’animal s’approche calmement. Ici, les pensionnaires ne sont pas des numéros. Ils ont un nom, une histoire, parfois un passé compliqué.
Julia a 26 ans. Elle a notamment tourné dans Belle et Sébastien. Aujourd’hui, elle coule des jours plus paisibles dans ce refuge niché au cœur du bois.
Créée en 1989, l’Arche de Bousval n’est pas un parc animalier. Bernard insiste : "On n’est pas un zoo, on est un refuge."
Les animaux arrivent après des saisies, des fermetures ou parce qu’ils ne peuvent plus rester là où ils vivaient. Tous sont nés en captivité. Beaucoup ont déjà connu plusieurs propriétaires avant d’atterrir ici.
Un engagement sans pause
Derrière les enclos, il y a un homme de 75 ans. Chaque jour, Bernard Daune nourrit, nettoie, entretient et surveille près de 400 animaux. Un travail constant, partagé avec son épouse et quelques proches. "Les vacances, on oublie. On est ici permanent, ma femme et moi."
La nuit, au moindre souci, il se lève. L’Arche n’est pas un projet parmi d’autres : c’est son quotidien depuis plus de trois décennies.
Une réouverture importante
Après la pause hivernale, le refuge rouvre ses portes au public ce samedi. Un moment important pour assurer l’équilibre financier du site. Les visites et les dons sont essentiels pour faire face aux frais annuels, qui représentent plusieurs dizaines de milliers d’euros. "30 euros par famille pour un an… et les dons sont toujours les bienvenus."
Au-delà du soutien financier, ces visites permettent aussi de comprendre la philosophie du lieu : offrir une retraite à des animaux que plus personne ne voulait.
À Bousval, Bernard Daune accueille les erreurs des autres sans jugement. Et depuis plus de trente-cinq ans, il les transforme, patiemment, en secondes chances.
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