Il y a 10 ans, le 22 mars 2016, les équipes de la Royale Amicale des Corps de Sauvetage de La Hulpe intervenaient dans la station de métro Maelbeek à Bruxelles, quelques instants à peine après qu'un kamikaze se soit fait exploser.
Il est 9h11, lorsqu'un terroriste de l'État islamique déclenche sa ceinture explosive à bord d'une rame de métro, dans la station Maelbeek. Les dégâts sont importants, de nombreuses personnes perdent la vie ou sont blessées.
À La Hulpe, le plan catastrophe est déclenché. Les équipes de la Royale Amicale des Corps de Sauvetage (RACS) se mobilisent alors. Loïc De Plaen vient de terminer son service lorsqu'il est rappelé par l'un de ses collègues au dispatching : "On s'est mis à décrocher le téléphone qui n'a pas arrêté de sonner. Il y avait plein de gens inquiets et toutes les centrales 112 nous demandaient ce qu'on avait de disponible à envoyer sur place. J'ai envoyé les deux véhicules qu'on avait de disponible à ce moment-là. Et par la suite, en fonction de l'arrivée de mes collègues appelés en urgence, on a pu envoyer d'autres véhicules, des véhicules plus spécifiques et des ambulances."
Tirer les leçons
Après le 22 mars 2016, la RACS investit dans du nouveau matériel pour pouvoir mieux réagir lors de tels événements. Elle est désormais équipée d'un poste médical avancé qui peut être déployé au plus près d'un sinistre pour trier, stabiliser et évacuer les victimes : "Bien qu'on utilisait du matériel de catastrophe dans des kits depuis 1989, on a mis en place le poste médical après les attentats. Il y a aussi une rampe à oxygène pouvant accueillir jusqu'à 12 personnes. Elle permet de dispenser de l'oxygène quel que soit le débit demandé par le médecin. Et l'une de ses particularités, c'est que le premier patient et le dernier patient de la file reçoivent tous le même débit d'oxygène réglé de façon à ce qu'il n'y ait pas de perte."
Il est également important de préparer au mieux les équipes pour faire face à ce type de situations critiques et exceptionnelles. Comme l'indique la présidente de la Royale Amicale des Corps de Sauvetage de La Hulpe, Fabienne Félix, il est primordial de "s'entraîner le plus souvent possible à des situations qui ne sont pas communes, parce que les réflexes se perdent vite dès qu'il y a une situation d'urgence. Et on le sait, il y a aussi un risque de perte de compétences flagrante. II y a toute cette préparation mentale qui doit se faire en amont avec des drills."
Un souvenir indélébile
À quelques jours des commémorations à l'occasion des 10 ans des attentats de Bruxelles, l'émotion est bien présente au sein de la RACS. Robert Nedergedaelt, coordinateur des opérations, se souvient : "Oui, ça m'a marqué. Je suis volontaire depuis 2014 à la RACS, mais le fait d'être appelé sur un plan catastrophe, ça met des frissons. Alors quand je vous parle, ça me fait encore froid dans le dos. Ce n'était pas évident du tout."
Ce dimanche, la Royale Amicale des Corps de Sauvetage de La Hulpe rendra hommage aux victimes des attentats du 22 mars 2016, ainsi qu'à tous les services de secours du pays.
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