On le sait, les universités ont décidé que les examens académiques auraient bien lieu. Sous quelle forme ? On ne le sait pas encore, mais du côté de l'UCLouvain, on se dirigerait vers des examens présentiels. Cela entraîne des craintes du côté de l'AGL.
Des examens à distance
Le président de l'Association Générale des Etudiant.e.s de Louvain, Arnaud Huberty, ne veut pas que ces examens obligent les étudiants à se rendre physiquement dans des auditoires. "Les examens à distance sont la piste que nous privilégions. Nous sommes prêts à discuter avec la FEF, la ministre de l'enseignement et l'UCLouvain afin de voir comment on peut mettre cela en place, comment répondre le plus possible aux besoins des étudiants et des professeurs. Mais selon nous, il faut déjà chercher dès maintenant une alternative aux examens présentiels. Si pendant encore un mois, on passe du temps à réfléchir à des examens présentiels et qu'une interdiction est ensuite émise par le Conseil national de sécurité, il sera trop tard et nous nous retrouverons au mois de mai sans savoir quelles sont les modalités exactes d'évaluation. Ce sera très désavantageux pour les professeurs et les étudiants, une situation qui n'est pas du tout souhaitable. Il faut donc réfléchir à une méthode appropriée, ensemble, dès maintenant."
Un blocus hors du commun
D'autant que les étudiants vont vivre un blocus très inhabituel, loin d'être idéal pour étudier. "Beaucoup étudient en groupe, d'habitude, ou vont en bibliothèque, ils utilisent du matériel fourni par l'université. Le blocus va donc être impacté. Sans compter qu'il s'agit d'une période de stress. Et également qu'il va falloir enchaîner deux quadrimestres et deux blocus, sans oublier, potentiellement, un troisième quadrimestre puisque la ministre Glatigny a permis aux universités, aux hautes écoles et aux écoles des arts de modifier leur calendrier académique comme elles le veulent jusqu'au 16 juillet", poursuit Arnaud Huberty.
Des étudiants en précarité
Le président de l'AGL souligne aussi la situation de précarité financière dans laquelle se retrouvent de nombreux étudiants : beaucoup financent leurs études grâce à des jobs durant l'année ou pendant les vacances. Sans revenus actuellement, et sans certitude de pouvoir en obtenir durant l'été en fonction du calendrier des cours et des examens, c'est tout simplement la poursuite de leurs études l'an prochain qui est en péril.
François Namur - Montage : Denys Masure
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