À La Bruyère, l'église Saint-Joseph se dégrade de plus en plus. Entre rénovation trop coûteuse, subsides en baisse et avenir incertain, la commune de Beauvechain envisage désormais toutes les options, y compris une vente.
Des fissures un peu partout, à l'extérieur comme à l'intérieur : l'église Saint-Joseph de La Bruyère, construite en 1875, est aujourd'hui dans un état préoccupant et appelle une rénovation en profondeur. « Il est clair que nous devons mettre une série de choses aux normes en conformité. Je pense notamment à l'électricité, à l'éclairage, au chauffage. Donc, ce sont des éléments qui sont coûteux. Au delà de ça, il y a des problèmes de stabilité très probablement, mais il y a aussi des problèmes de toiture, il y avait des infiltrations, donc nous avons dus l'année passée faire des travaux de l'ordre de 18 000 €. Et on devrait aussi refaire la peinture à l'intérieur parce que son état n'est quand même pas très beau. « Explique Brigitte Wiaux, l’échevine en charge des cultes.
Depuis plusieurs années déjà, la commune de Beauvechain s'inquiète de l'état du bâtiment et s'interroge sur son avenir. En 2023, elle a donc mandaté un bureau d'études pour examiner une éventuelle réaffectation du site et en chiffrer le coût. « Il nous avait suggéré par exemple de faire une salle polyvalente au rez de chaussée, de faire à l'étage un réfectoire, par exemple pour l'école, de faire dans les nefs latérales tout ce qui était aménagement sanitaire, des douches, des toilettes. Ce sont des possibilités qui existent puisqu'on est à proximité d'une école."
Le principal frein reste, sans surprise, financier. La rénovation et la réaffectation sont estimées à près de 4 millions d'euros, et la facture serait aujourd'hui encore plus salée. Un investissement colossal pour la commune, d'autant que les subsides de la Région wallonne ont fortement diminué. « 4 millions d'euros, c'est pas rien. Dans le budget communal, le poste des travaux extraordinaires fait 10 millions. Donc c'est quasi infaisable de réaliser ce projet ». Et face à un tel montant, la commune n'exclut plus aucune piste, y compris une éventuelle vente de cet édifice dont elle est propriétaire. «
Nous allons interroger et rencontrer les citoyennes sur le devenir de l’église. Écoutez ce qu'ils souhaitent et puis nous verrons bien ce que nous ferons. On pourrait soit ne rien faire, soit la vendre, soit la rénover sans modifier beaucoup de choses à l'intérieur et à l'extérieur. »
L'avenir n'est donc pas encore scellé pour l'église Saint-Joseph. En attendant, la vie paroissiale continue tant bien que mal dans cet édifice délabré. Une messe est célébrée un dimanche sur deux dans l'église, devant une vingtaine de fidèles.
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