À Ottignies, des élèves de l’école communale de la Croix ont participé à une animation autour des prisonniers de guerre. L'objectif ? Transmettre le devoir de mémoire à l’approche des commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
À l’occasion des commémorations de la libération des camps et de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Ville d’Ottignies a souhaité impliquer les plus jeunes dans ce travail de mémoire. À l’école communale de la Croix, les élèves ont ainsi participé à une animation pédagogique consacrée aux prisonniers de guerre.
Comprendre la réalité des prisonniers de guerre
Au cœur de l’animation proposée par le Cercle d'histoire "Chago" : le quotidien des soldats faits prisonniers durant la Seconde Guerre mondiale. En mai 1940, la Belgique est envahie en seulement douze jours. Plus de 200 000 soldats deviennent alors prisonniers de guerre, séparés de leurs familles pour une durée parfois très longue.
Pour illustrer cette réalité, le Cercle d’histoire local s’est appuyé sur des documents authentiques.
"Ce sont des feuillets de papier à cigarette collés ensemble pour constituer un message secret", explique Pierre Ponthière, membre du cercle, évoquant des correspondances clandestines entre un prisonnier et sa fiancée.
Ces éléments concrets permettent aux élèves de mieux comprendre les conditions de vie et les stratégies mises en place pour garder un lien avec leurs proches.
Face à ces récits, les réactions des enfants ne se font pas attendre.
"J’ai appris un peu comment vivaient les prisonniers de guerre… et aussi que c’était dur pour leur famille", confie Roméo.
D’autres évoquent un véritable choc face aux conditions de vie ou à la séparation avec les proches. Tous s’accordent sur un point : cette activité leur permet de mieux comprendre que la guerre n’est pas une solution.
Transmettre pour ne pas oublier
Au-delà des faits historiques, l’objectif est clair : transmettre un message de paix et entretenir le devoir de mémoire auprès des plus jeunes.
"C’est important qu’ils soient conscients de ce que les guerres apportent… et qu’ils puissent, demain, amener la paix", souligne Nathalie De Taeye-Delpierre, l’échevine en charge des Associations Patriotiques.
Un message d’autant plus essentiel dans un contexte international marqué par plusieurs conflits.
Ce travail de mémoire ne s’arrête pas aux portes de l’école. Autorités communales et élèves se sont également rassemblés pour commémorer la libération des camps et rendre hommage aux victimes, notamment lors du souvenir du bombardement du 20 avril 1945.
Une manière de relier l’histoire locale à la grande Histoire… et de rappeler que derrière chaque date, se cachent des vies et des destins.
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