L'année 2021 touche à sa fin. Une année très chargée en actualité, plus qu'on aurait pu s'y attendre. Outre le Covid-19, qui continue de marquer l'actualité et le quotidien des citoyens du monde entier ; outre les inondations qui ont frappé le pays, en ce compris le Brabant wallon ; nous vous proposons de revenir sur quelques évènements qui ont égrené cette année, et leurs suites : la fermeture du Bouquiniste, la première tiny house reconnue à Ottignies ou encore les doutes émis par un maraîcher de Beauvechain sur son activité.
Une tiny house reçoit un permis d'urbanisme à Ottignies : une première dans l'histoire wallonne
L'histoire remonte à 2019. À l'époque, la Wallonie reconnaît enfin jurdiquement l'habitat léger et alternatif. Une bonne nouvelle pour les 15.000 personnes concernées par ce type d'habitations, qui vivent dans l'incertitude et le risque d'expulsion. Il faudra encore attendre près de deux ans pour qu'une première tiny house reçoive un permis d'urbanisme en Wallonie, et c'est à Ottignies que ça se passe !

Florence et Bernard Dussenne occupent une maison de quelques mètres carrés, initialement destinée à leur fill, mais qu'ils ont finalement décidé d'occuper eux-mêmes. Un permis d'urbanisme valable cinq ans leur a été délivré, le couple a pu s'y domicilier.
>>> Pour revoir le sujet du 12 mars 2021, c'est par ici. <<<
Le Bouquiniste doit plier bagage à Louvain-la-Neuve, 36 ans après son arrivée
Rarement une affaire n'avait suscité tant d'émotion auprès du public. Le 26 février dernier, Michel Hamoir reçoit une lettre de l'INESU, le gestionnaire des biens immobiliers de l'UCLouvain. Le bail du Bouquiniste, un vendeur de livres devenu une véritable institution dans la cité estudiantine, touche à sa fin.

Habitué à un renouvelement automatique et tacite avec l'INESU, Michel Hamoir tombe des nues. Il ne lui reste que quelques jours pour ranger ses 100.000 livres dans des cartons et fermer boutique.
Quelques mois plus tard, les milliers de bouquins ont repris place dans les étagères... à Mont-Saint-Guibert ! Michel Hamoir relance son activité, le Bouquiniste est de retour à quelques kilomètres de son ancienne boutique.
>>> Pour revoir le sujet du 4 mars 2021, c'est par ici. <<<
Faute de clients, un maraîcher veut passer la main à Beauvechain
Entre les paroles et les actes, il existe un monde de différences. Ça, Stéphane Verdin s'en est bien rendu compte cette année. Depuis cinq ans, il travaille à son projet de maraîchage en permaculture sur une petite surface. Dans le "Potager d'Élise" à Beauvechain, on retrouve une multitude de légumes et de fruits qui cohabitent les uns avec les autres, sans le moindre engrais chimique. Stéphane Verdin plante. Les haies, les arbres fruitiers et la faune qui peuple l'étang font le reste.

Tout semblait parfait mais la clientèle manque à l'appel. Stéphane enregistre 1.000 euros de revenus brut pour le seul mois de juillet, alors qu'il dispose de l'équivalent de 7 à 8.000 euros de légumes. Face à ce dur constat, Stéphane Versin envisage de reprendre ses anciennes activités de grutier et de passer à la main, persuadé que le modèle à de l'avenir.
Nous avons repris contact avec lui en cette fin d'année. Suite à notre reportage, les clients ont afflué dans les jours qui ont suivi. "J'ai fait 1.000 euros le samedi qui a suivi", raconte Stéphane. Mais l'engouement s'est rapidement estompé. Depuis, un groupe de quatre amis s'est présenté pour louer la majeure partie des terres de Stéphane. "Ils sont dans la même optique que moi, ils préparent déjà les terres pour l'année prochaine." Pour ne pas avoir à affronter les mêmes difficulté, le groupe des quatre repreneurs envisage de constituer des paniers à destination de Bruxelles, d'organiser des team buildings ou encore de recevoir les écoles.
>>> Pour revoir le sujet du 11 août 2021, c'est par ici. <<<
Florentin Franche
Recommandations
Au cœur d'une réunion des AA : quand introspection et bienveillance soignent l'alcoolisme