Tel le colibri qui s’attaque à un incendie avec des gouttes d’eau, chacun peut apporter son aide et résoudre un problème global. C’est le cas de CASODE, le collectif d’aide et de solidarité aux réfugiés. Ce collectif a vu le jour, il y a quelques mois à peine, dans la région de Jodoigne. A la base de ce projet : des bénévoles bien décidés à venir en aide aux réfugiés.
"Pour remettre de la normalité dans ce qui ne l'est plus beaucoup"
Ici, on ne parle ni de politique, ni de religion mais bien d’humanité. Il y a quelques mois à peine, ces bénévoles ne se connaissaient pas et pourtant, ils ont une volonté commune : aider les réfugiés. Pluridisciplinaires, ces bénévoles ont uni leur force et leurs compétences pour accompagner le réfugié lorsqu'il sort du centre d'accueil Fedasil. "Parfois, je me demande ce que je leur apporte, témoigne Tina Salvaggio, bénévole. Et puis ils me disent que ça leur fait du bien de parler de tout et de rien. Cela leur apporte un peu de normalité et de vie dans ce qui ne l'est plus beaucoup."
Vêtements, mobilier et objets de première nécessité. Le collectif CASODE, composé de 15 personnes, apporte aux réfugiés le nécessaire pour commencer une nouvelle vie. Il propose également l’enseignement de la langue française : "nous enseignons, pas par amour de la langue française mais bien pour qu'ils trouvent, un jour, un travail et qu'ils puissent s'intégrer correctement en Belgique" explique Luc Libon, professeur de Français retraité et membre de CASODE.
En plus de ses nombreux projets, CASODE lance l’idée d’un parainnage en invitant les familles à rencontrer les réfugiés et leur proposer des sorties culturelles ou des activités ludiques.
En 2017, près de 20.000 personnes ont introduit une demande de protection internationale auprès de l’Office des étrangers en Belgique. 20.000 personnes qui désirent une nouvelle vie, une meilleure vie.
N'hésitez pas à aimer la page Facebook de CASODE ou à vous manifester via leur adresse e-mail : casode2018@gmail.com, si vous avez des objets, vêtements de première nécessité à donner.
Florence Gusbin - Images : Dominique Tournay.
Recommandations
Entre isolement et désenchantement, retour sur le Covid dans les maisons de repos
Accident sur la E42 à Nivelles : une mère et son enfant dans un état grave
À Bousval, l’Arche rouvre ses portes : une vie entière consacrée aux animaux recueillis
Le soleil relance la saison des terrasses à Louvain-la-Neuve