La Maison du développement durable de Louvain-la-Neuve a organisé un troc de plantes pas comme les autres. Objectif : sensibiliser le public à l’importance des pollinisateurs et encourager des gestes simples pour préserver la biodiversité.
Au programme : troc de plantes, grainothèque et conseils pratiques pour accueillir les abeilles, y compris dans un petit jardin.
Sur place, les visiteurs étaient invités à participer à un échange de plantes et de graines. "Les plantes qui poussent là où il ne faut pas, ou celles qu’on a en trop après des boutures, plutôt que de les jeter, on les ramène ici", explique une participante, venue avec de la ciboulette et de l’aconit. Un geste simple, mais utile : "En plus, ça attire les abeilles."
Cette initiative s’inscrit dans un projet plus large mené depuis quatre ans par la Maison du développement durable. "Nous avons adopté un rond-point sauvage dans le quartier du Buston à Ottignies, où une trentaine de plantes locales se développent", précise Dorothée Hébrant. "Nous récoltons les graines en fin de saison et avons créé une grainothèque que nous sortons chaque année pour la Journée de l’abeille."
Un rendez-vous désormais bien ancré, qui attire un public fidèle
"On commence à avoir des habitués qui cultivent des plantes spécialement pour le troc", sourit-elle. Au-delà de l’échange de plantes, l’événement met en lumière le rôle essentiel des pollinisateurs. "80% des plantes ont besoin d’être pollinisées pour produire des graines", rappelle-t-on sur place. "Sans les abeilles, une grande partie de notre biodiversité disparaîtrait."
Parmi les associations présentes, Adalia proposait des conseils concrets pour favoriser la présence des abeilles sauvages. Contrairement aux abeilles domestiques, ces dernières ne vivent pas en ruche. "Elles ont besoin de milieux variés : des sols laissés à l’état naturel, du sable, du bois mort pour nicher, ou même des fissures dans les murs", explique Delphine Pousseur . Des gestes simples à la portée de tous, y compris dans les petits espaces. "Je plante tout ce qui fleurit : cosmos, tagètes, anis, tournesols…", témoigne une jardinière amateur. "Et je n’ai pas peur de me faire piquer. Quand on ne les embête pas, elles ne font rien." Une invitation à repenser nos jardins et nos habitudes pour laisser une place à ces précieuses alliées de la biodiversité.
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