Entrée en grève des acteurs de l'éducation. À Waterloo une première action a été réalisée ce lundi, une manifestation contre la venue dans la ville de la ministre Glatigny. Pour les professeurs elle n'est pas la bienvenue.
Une quarantaine de professeurs ont bravé une pluie battante ce lundi devant la maison communale de Waterloo. Une manifestation symbolique qui lance 10 jours de grève et d'actions diverses. Elles visent toutes les nouvelles réformes du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Des décisions qui leur demanderaient de travailler davantage mais sans forcément être plus rémunérés. Des enseignants qui témoignent d'un ras-le-bol par rapport à la situation et qui ne se sentent plus écoutés.
Tout un symbole
Une chose les rassemble, leur volonté d'améliorer leur situation pour leurs élèves. "Ça impacte surtout énormément les élèves. On fait ce métier pour être présent pour eux et ce seront les premiers touchés par ces mesures" dénonce Charline Dufrêne, professeure de français à l'institut Sacré-Coeur de Waterloo. Des mesures qui, selon les grévistes, font souffrir le secteur de l'éducation. Pour illustrer cela, les enseignants se sont déguisés et grimés en blessés. Faux couteaux, sang et bandages côtoient leurs vestes de la CSC qui les protègent de la pluie torrentielle. Un symbole tout en image avec une scène qui montre bien toute leur détermination.
Un début
Cet évènement prépare la suite, plusieurs jours de manifestations et d'actions sont prévus afin de se faire entendre par la ministre et son cabinet. "Rien ne bouge, on passe à la vitesse supérieure avec des actions multiples pendant une dizaine de jours jusqu'au 27 mai. On espère être entendu, l'histoire nous montre que les mouvements sociaux peuvent faire changer les choses." déclare Xavier Toussaint, président CSC enseignement et organisateur de l'évènement devant la maison communale.
De nombreuses perturbations sont attendues dans le milieu de l'enseignement dans les prochains jours. Même si les professeurs déclarent ne pas vouloir trop impacter les élèves et agir principalement pour leur bien, ils prennent tout de même ce risque. Ce mardi, déjà, des élèves étaient bloqués sous la pluie à l'entrée de leur école à Court-Saint-Etienne. Et les professeurs continueront, en espérant que la réforme elle aussi tombe à l'eau.
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