Le Brabant wallon organisait la 4e édition de son concours de codage Skills Robots. Un concours de vitesse, technique et créatif, destiné aux élèves de 2e secondaire des écoles provinciales qui mettent en pratique tout ce qu'ils ont appris en classe.
Au sol, dans la grande salle du CEPES de Jodoigne, vous retrouvez de drôles de circuits avec une ligne de départ comme en Formule 1, des lignes droites, des tournants en épingle à cheveux et, en guise de bolide, un robot Thymio qui doit parcourir tout cela en temps record. Du côté des paddocks (soit les tables qui jouxtent ces circuits à terre), des élèves de 2e secondaire qui s'affairent. Ils programment surtout leur robot pour qu'il roule comme il faut, suivant le tracé du circuit. Vous voilà surtout plongés au cœur de la première épreuve de ce concours de codage organisé par la Province du Brabant Wallon.
Pour Emma de l'ITP de Court-Saint-Étienne, c'est un réel défi : "Ce concours me sort de ma zone de confort. J'aime ça être challengée. Mais ce n'est pas évident car des fois, ça glisse ou alors ce sont les roues qui se déconnectent." Même idée du côté de Bella de l'IPES de Tubize : "Dans l'équipe, nous avons tous des rôles bien définis. Certains programment alors que d'autres s'occupent du robot." À deux pas de Bella, il y a Mohamed qui préfère ça aux cours : "Ici, on rigole, on s'amuse et on apprend. Alors qu'en classe, on ne fait qu'apprendre". Eduardo, lui, est plus philosophe : "Qu'on perde ou qu'on gagne, le plus important, c'est de s'amuser."
La vitesse est l'une des trois épreuves de ce concours de codage. Outre la vitesse, il y a aussi la technique et la créativité. Ce concours (ou plutôt cette mise en pratique ludique de ce qui est appris en classe) permet plus que jamais aux élèves de démontrer leurs aptitudes et de montrer qui ils sont réellement. "Vous avez des élèves qui sont plus réservés en classe", nous explique Vinciane Tilman, professeur de mathématiques au CEPES de Jodoigne. "Ici, nous les voyons s'épanouir, sous un autre jour. Pour nous enseignants, c'est hyper important de pouvoir permettre à nos élèves d'évoluer."
Apprendre en s'amusant
Plus loin, après les circuits de vitesse, vous retrouvez d'énormes bacs avec des pièces en plastique de toutes les couleurs. Ces pièces mises bout à bout forment les robots des équipes du concours créatif. "Il faut être créatif pour proposer quelque chose de neuf, du jamais vu. Il faut surtout que ça marche", nous avoue Nastassia de l'IPET de Nivelles
Si 78 élèves font partie de ce concours, il y a aussi leurs professeurs. "Ce genre de concours s'organise bien à l'avance", nous raconte Nicolas Mazzola, professeur d'informatique à l'ITP de Court-Saint-Étienne. "Les élèves s'entrainent toute l'année. Et nous, on essaie de bien répartir toutes les tâches entre eux pour qu'ils fassent chacun une partie."
Ces enseignants n'hésitent pas non plus à aider tous les élèves en difficulté dans l'exercice, quelle que soit leur école. C'est peut-être une compétition de robot mais ce qui compte réellement... c'est l'humain.
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