L'arrêt de la Cour Européenne de Justice, favorable aux pompiers volontaires, pourrait coûter cher à la Ville de Nivelles. Mais cette décision fera aussi jurisprudence et aura donc des conséquences pour l'ensemble des zones de secours européennes.
La situation a évolué
Cela dit, celles-ci pourraient être limitées, précise Philippe Filleul, Commandant de la zone de secours du Brabant wallon. "Aujourd'hui, nous avons deux types de pompiers : les professionnels qui sont en caserne et susceptibles de démarrer directement, et les volontaires qui restent à domicile, qui reviennent ensuite à la caserne pour s'équiper avant d'intervenir. Dans leur cas, il y a donc un délai plus important pour secourir le citoyen. Si demain, les volontaires sont au même tarif que les professionnels mais en restant à la maison, le citoyen sera perdant. L'intérêt du volontariat était d'avoir du personnel susceptible de nous aider en cas de besoin. Cela dit, je pense que le ministère de l'intérieur a anticipé un peu cet arrêt de la Cour Européenne en modifiant la loi au moment de la mise en place des zones de secours. Dorénavant, le pompier volontaire n'est plus d'astreinte obligatoire. C'est lui qui se déclare disponible à des moments précis, qu'il peut moduler. La situation a donc beaucoup évolué".
François Namur et Thibault van Raemdonck - Images : Philippe Michaux
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