Ce mercredi soir, la nouvelle en a surpris plus d'un. Le comité de concertation regroupant le gouvernement fédéral ainsi que les entités fédérées a statué sur la reprise des écoles. L'ensemble des élèves de maternelles regagneront leurs classes le 2 juin et ceux de primaires le 8, selon le bon vouloir des pouvoirs organisateurs.
La santé sacrifiée
Les syndicats enseignants dénoncent le changement de paradigme opéré par le Fédéral. "Les mesures sortent de la logique qui avait prévalu jusqu'ici : analyse et recommandations par les experts suivies par des décisions du Conseil national de sécurité pour une application par les différents niveaux de pouvoir", souligne la CGSP dans un communiqué.
Alors que la santé était primordiale dans la gestion de la crise, les représentants syndicaux de la fonction publique estiment qu'elle est aujourd'hui sacrifiée "sur l'autel d'une quelconque compétition entre régions et communautés".
Poursuivre le dialogue
Alors que la proximité de la fin de l'année jouait en la faveur d'une rentrée en septembre réussie, la CGSP craint à présent une perte totale de confiance entre l'école et ceux qui la fréquentent suite à "l'accélération brutale des mesures de déconfinement". Un contexte déjà tendu où les pressions se renforcent.
Les organisations syndicales exigent la présence de tous les acteurs dans la concertation et que cette dernière se poursuive afin de garantir le respects des personnels et de leurs conditions de travail.
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