La Région wallonne en compte près de 90; le Brabant wallon seulement 3. Les agents de remplacement agricoles apportent quelques bras supplémentaires dans une ferme, lorsque cela s'avère nécessaire. Quelque 4000 exploitants profitent de ce système en Wallonie, soit envirion un tiers d'entre eux, dont 160 dans le Brabant wallon.
Une carrière ouverte à tous
Pas de parcours défini pour devenir agent de remplacement agricole. Parmi eux, certains sortent tout droit d'une école d'agriculture, d'autres sont des vétérans qui ont passé la main, ou encore des fermiers qui veulent prêter main forte. Comme l'explique Jean-Paul Dalcq, président des services de remplacement du Brabant wallon, "il ne faut pas nécessairement avoir un passé agricole, ce qui est important, c'est de s'adapter", bien que l'amour pour l'agriculture soit une condition sine qua non.
Une profession riche
Être polyvalent est impératif pour une telle profession, puisqu'elle impose à ceux qui la pratiquent de parfois travailler dans 4 fermes différentes, de passer de la traite des vaches à la récolte du maïs en quelques heures à peine. Bernard Bouvier se satisfait de cette bouvelle carrière entamée il y a près de 5 ans, après avoir été lui-même fermier pendant 30 ans : "Parfois, on doit se lever tôt, comme un fermier se lève tôt, mais au moins il n'y a plus de vélages, on peut dormir toute notre nuit".
Mutualité agricole
Pour bénéficier de ces services, il faut réunir deux conditions: cotiser à hauteur de 200 euros par an, et effectuer un stage de 4 mois. Ensuite, les fermiers peuvent faire appel aux remplaçants pour de multiples raisons: accidents, surcharge de travail, période de travail intense, besoin de repos. Mais la priorité est donnée aux cas les plus graves, à savoir les accidents, les maladies et les décès. L'affiliation à cette sorte de "mutualité agricole" donne également droit à 160 heures lors de lesquelles un membre est en droit de demander une aide pour des raisons moindres.
Besoin de bras
Aujourd'hui, le service du Brabant wallon subsiste avec ses 3 agents, mais la situation nécessite parfois de faire appel à d'autres provinces. Marianne Dupont, secrétaire de la Fédération des services de remplacement, lance un appel, en quête de nouveaux agents volontaires. La Fédération bénéficie en outre du soutien financier de la Région wallonne, des provinces, ainsi que de quelques communes.
Recommandations
200 développeurs recherchés : Odoo s’appuie sur le Forem pour recruter
Le crématorium de Court-Saint-Étienne s’agrandit pour mieux accueillir les familles
Entre isolement et désenchantement, retour sur le Covid dans les maisons de repos