La commune de Beauvechain a organisé un exercice communal de gestion de crise (COMEX). Un exercice obligatoire que chaque commune doit organiser une fois par an. L'objectif : s'entraîner et se préparer au mieux pour faire face à de futures crises.
Un accident d'autocar, deux morts et de nombreux blessés. C'est ce qu'apprend la bourgmestre de Beauvechain, Carole Ghiot (MR), en début de COMEX ce matin. Pendant plusieurs heures, elle va devoir gérer l'événement, accompagnée des représentants de différents corps de métiers, comme l'explique Christophe Baes, Commissaire d’Arrondissement du Brabant wallon, et directeur de l'exercice du jour : "Nous avons ici les cinq disciplines de gestion de crise. Il y a la discipline 1, ce sont les pompiers. La discipline 2, les secours médicaux et psychosociaux. La discipline 3, la police. La discipline 4, la logistique. Et enfin, la discipline 5, l'information à la population."
Renforcer la collaboration
Cet exercice est organisé en étroite collaboration avec le commandement militaire de province et les services fédéraux du gouverneur. Sébastien Tielemans, commandant militaire de la province du Brabant wallon était présent pour répondre à toutes les questions des acteurs du jour. Il nous explique que l'objectif principal de ce type d'exercice est de "prendre l'habitude de travailler avec les pompiers, la police, le médical et les autres services, y compris ceux des communes. L'objectif est de s'entraîner comme si cela se passait dans la vraie vie. Alors évidemment, la difficulté, et heureusement, c'est que ça n'arrive pas toute les semaines. Mais clairement, plus on s'entraîne, plus on est prêt".
Évaluer pour améliorer
Autour de la table du Comité de Coordination Communal, plusieurs évaluateurs observent l'exercice et prennent des notes. C'est notamment le cas de Thomas Hernandez, coordinateur planification d’urgence pour les services fédéraux du gouverneur du Brabant wallon. Les évaluateurs sont présents pour faire un débriefing à chaud en fin d'exercice, mais aussi pour conseiller les différents acteurs du centre de crise et leur permettre de gagner en efficacité : "On ne va pas commencer à distribuer des bons et des mauvais points. On va vraiment avoir un rôle pédagogique pour les aider à savoir comment réagir, savoir ce qui fonctionne bien, ce qui fonctionne moins bien, comment corriger la situation, etc."
L'accident d'autocar était aujourd'hui fictif, mais il a permis à la dizaine de personnes présentes de s'entraîner pour mieux réagir lorsque la réalité dépassera malheureusement la fiction.
Sur le même sujet
Recommandations
Zone de police Ardennes brabançonnes : une année 2025 rassurante
Rixensart : Une nouvelle majorité se dessine après le départ de SolidaRix
Louvain-la-Neuve : Evacuation de l'asbl Corps & Logis, 1 an après
Braine-l’Alleud : un homme de 25 ans tué lors d’une intervention policière
Des maisons au feu traditionnel : les ouvriers communaux à l’œuvre à Braine-l’Alleud
Beauvechain : le Père Nebel tire le bilan d'un Noël féérique
Tempête Goretti : comment les secours s'organisent face aux intempéries ?
Tourinnes-la-Grosse crée le premier jardin-fôret nourricier public de Wallonie