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Bénin : la transformation du fonio

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 28 janvier 2019 14:51  

Les hommes cultivent et récoltent le fonio dans les champs. Etape suivante : la transformation ! Les récoltes sont principalement vendues aux femmes transformatrices. Ces dernières se rassemblent en groupements. Transformer le fonio est un processus long et pénible. Ensemble, le travail se fait plus rapidement et facilement. A Boukombé, Tikona et Tatouta sont deux exemples d’unités de transformation mises en place par Louvain Coopération.

Une transformation en 7 étapes

Avant tout, il est essentiel de laisser sécher les plants de fonio. Une fois sec, la première étape peut commencer : le vannage. Lors de cette procédure, les femmes vannent le fonio pour séparer les graines des déchets et des coques vides, appelées les “sons”.

Les graines sèchent encore un ou deux jours au soleil avant d’être décortiquées. Il existe deux manières de décortiquer la graine de fonio. La méthode manuelle où les femmes pilent à la force des bras et la méthode “industrielle” où c’est une machine actionnée par un meunier qui fait le travail. Dans les villages excentrés et les plus petits groupements de femmes, tout se fait encore à la main. A l’aide de grands et pesant “pilons” en bois, les femmes frappent à tour de rôle la graine contre le sol. Un travail qui demande force, endurance et technique. Elles chantent alors pour se motiver Le fonio décortiqué est donc récolté et les déchets nourrissent les animaux.

Vient ensuite la quatrième étape, le tamisage, suivi du lavage. Les femmes lavent au moins trois fois les graines dans de grandes bassines remplies d’eau. Elles enlèvent les derniers résidus de sable. Lorsque la graine est “propre”, elle est séchée dans des aires réservées à cet effet, ou simplement au soleil. Cette étape nécessite au moins trois jours, suivant la saison.

Dernière étape, l’emballage et la vente. Le fonio est mis en sachet et est vendu au kiosque de l’association ou dans des marchés de proximité. Une partie de la production part également vers les centres urbains.

A Tikona, cinquante femmes collaborent pour produire chaque jour 15kg de fonio.

 

Laura Jadot et Cathline Delvaux - Images : Adrien Broze






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