À Lasne, le football se veut plus inclusif que jamais. La finale Bw – Bx du championnat de handifoot s’y est disputée ce lundi, mettant en lumière une discipline en plein essor, ouverte aux personnes en situation de handicap.
Les installations de la Royal Union Lasne-Ohain ont accueilli la finale Brabant wallon – Bruxelles du championnat de Handifoot, avec trois équipes au rendez-vous : l’Union Saint-Gilloise, le Ross Ottignies-Louvain-La-Neuve et Boitsfort.
Le handifoot, c’est avant tout une discipline inclusive. Elle permet à des personnes porteuses d’un handicap mental ou physique de pratiquer le football dans un cadre adapté. Deux formats existent : du 8 contre 8 et du 5 contre 5. Et sur le terrain, le niveau est bien réel. "Il n’y a pas que l’envie, il y a aussi du niveau", souligne Nicolas Hemelhof, responsable du département social à la FFA. "On voit d’ailleurs une différence entre les formats. Depuis deux saisons, certaines équipes intègrent des joueurs issus de l’enseignement spécialisé, avec des troubles de l’apprentissage ou du comportement, mais avec des capacités physiques intéressantes. Cela pousse à réfléchir à des catégories par niveau pour que chacun trouve sa place."
Si les règles restent globalement les mêmes que dans le football classique, l’encadrement, lui, est renforcé. Les éducateurs interviennent plus rapidement en cas de tension ou de difficulté, afin d’assurer une gestion adaptée des émotions et du jeu.
Le handifoot, un football inclusif en plein essor
Lancé en 2021 par l’ACFF, le projet Handifoot ne cesse de prendre de l’ampleur. De plus en plus d’équipes voient le jour, et avec elles, une volonté claire de sensibiliser le grand public, notamment les plus jeunes. Des élèves de sixième primaire avaient ainsi été invités à assister à l’événement, mais aussi à participer à des ateliers. Objectif : comprendre concrètement ce qu’est le handicap dans le sport.
Parmi les activités proposées, une initiation au cécifoot a particulièrement marqué les esprits. Les enfants, les yeux bandés, ont tenté de jouer avec un ballon sonore. "On essaie de reproduire ce que vivent les personnes malvoyantes. Le ballon contient des grelots, ce qui permet de se repérer au son", explique Clémence Cordy, élève en sixième primaire à l'école communale de Plancenoit. Une expérience immersive qui a séduit les élèves comme les enseignants. "C’est génial, parce que ça permet de comprendre le handicap tout en restant dans un sport qu’ils adorent", témoigne leur institutrice. "Beaucoup ne savaient même pas que ce type de football existait."
Au-delà de la compétition, cette finale aura surtout été une vitrine de l’inclusion par le sport, où chacun, quel que soit son parcours, peut trouver sa place sur le terrain.
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