C'est une onde de choc qui traverse la commune. Des plaques en cuivre, rendant hommage à des soldats et déportés, ont disparu en une seule nuit. Un acte qualifié de profanation par les autorités et les familles, qui ne cachent pas leur écœurement.
Une plaque pliée, abîmée par un pied de biche certainement. Celle-ci a tenu mais que dire des autres, celles qui ont disparu ? Dans les allées du cimetière du centre (non loin de la gare de Braine), le silence habituel a laissé place à la stupeur. Sur les sépultures des combattants, il ne reste plus que des traces de vis arrachées. "C'est l'horreur", nous raconte Véronique Denis-Simon, l'échevine en charge des Associations patriotiques de Braine-l'Alleud. "Il y a 232 plaques qui identifiaient les anciens combattants qui ont été volées lâchement par on ne sait qui."
Le butin de ce vol ? Du cuivre. Un métal prisé qui attire les réseaux de revente, mais ici, c'est un symbole qu'on a piétiné. Les pierres tombales n'ont pas été brisées mais le message est clair : rien n'est sacré pour les voleurs de métaux. À Braine-l'Alleud, on déplore cette situation surtout que la commune est l'une des plus patriote du pays. "Nous sommes encore l'une des rares communes à organiser un Te Deum le 21 juillet. À chaque commémoration, nous déposons des gerbes de fleurs aux pieds de nos monuments", nous explique Véronique Denis-Simon.
Une solution de remplacement
Une enquête est officiellement en cours. La zone de police scrute les images de vidéosurveillance des alentours et appelle les ferrailleurs de la région à la plus grande vigilance. Car pour écouler un tel stock de plaques identifiables, les malfaiteurs devront prendre des risques. En attendant, du côté des autorités communales, on a déjà une solution pour remplacer ces plaques. "Il y a un respect à avoir pour tous ces gens qui ont donné leur vie pour notre patrie... Nous allons certainement placer des plaques en plastique comme j'ai pu le voir à Woluwe-Saint-Lambert", avance l'échevine brainoise.
Rajoutez ce vol à celui quasi identique au cimetière de Wavre de la fin mars et le débat sur la sécurisation des lieux de mémoire est relancé. Faut-il interdire les voitures dans les allées, fermer les cimetières plus tôt ou y installer des caméras ? Rien n'est simple. "Nous allons en discuter au collège mais oui, pourquoi pas des caméras", nous dit Véronique Denis-Simon.
En attendant les résultats de l'enquête, ce vol est une blessure morale qui mettra du temps à cicatriser pour les familles de ces soldats et résistants.
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