TVCOM

Rebecq : les riverains inquiets : 'On a frôlé le drame'

 19 octobre 2021 13:01  |   Rebecq


Un champ de maïs soulevé six mètres au dessus de son niveau habituel. Une scène surréaliste qui démontre l’ampleur du glissement de terrain survenu à Rebecq dans la nuit de mercredi à jeudi. Le Chemin Marlais Bourleau, régulièrement emprunté par les habitants, a complètement disparu sous les terres. Une catastrophe qui aurait pu être bien pire si le glissement de terrain avait eu lieu à un autre moment de la journée.

La biodiversité ensevelie

Ce n’est pas la première fois qu’un tel phénomène se produit à cet endroit, en contre-bas des terrils d’accumulation de terres de la carrière Sagrex. Le premier tracé du sentier avait déjà été recouvert. Un nouveau chemin avait donc été aménagé. Rebecq en Transition y avait installé des panneaux didactiques pour y faire découvrir les plantes sauvages comestibles. On trouvait ici aussi deux mares, qui faisaient partie d’un projet Life in Quarries mené par Natagora et visaient à la sauvegarde d'espèces de crapeaux et de tritons. Elles ont complètement disparu.

Des craintes pour l'avenir

Que va-t-il se passer maintenant ? C’est la grande question. Des arbres sont encore en équilibre instable, il n’est pas exclu que le terrain s’affaisse encore. La bourgmestre rebecquoise, Patricia Venturelli, nous a répondu par téléphone. Elle explique avoir interdit l’accès au sentier disparu via un arrêté de police et suivre de très près la situation. Elle a demandé un rapport à l’exploitant de la carrière. Sagrex a, en effet, mandaté un expert dans ce dossier. Mais les explications fournies ne rassurent guère les riverains qui regrettent le manque de dialogue et évoquent leurs craintes pour l’avenir. D'autant plus que le permis de l'exploitant lui permet d'augmenter la taille des monticules d'encore une dizaine de mètres. Et surtout, qu'un pipeline de l'OTAN passe à proximité immédiate de la zone. Les riverains espèrent aussi que le chemin sera dégagé et remis en état. Une opération qui incomberait à Sagrex, le cas échéant.

François Namur - Images : Philippe Michaux

 










Les cookies sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de notre site. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.

J'accepte