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Le four à pain de Louvain-la-Neuve a été rénové

 04 août 2021 15:32  |   Ottignies-Louvain-la-Neuve


Les fours à pain traditionnels font partie du petit patrimoine de nos régions. Mais il n'en reste plus beaucoup, d'où l'importance de les préserver. A Louvain-la-Neuve, celui de la Ferme du Biéreau a été rénové grâce à l'apport de différents subsides. Une association de passionnés y organise des activités régulières. Et des stages y prennent place également.

La technique du four noir

La semaine dernière, c'étaient les enfants inscrits au stage du terrain d'aventure qui apprenaient tout du pain, de ses ingrédients à son élaboration pour terminer par sa cuisson. Après le mélange de la farine avec de l'eau, de la levure et du sel, il faut pétrir la pâte et puis la faire reposer pendant plusieurs dizaines de minutes. C’est seulement après cette étape indispensable que le pain peut être cuit dans ce four noir traditionnel. Son utilisation repose sur des techniques bien précises. Placé à l'intérieur de l'ouvrage en briques, le bois (de fruitiers, de préférence) est brûlé pour élever la température aux alentours de 450 à 500 degrés. On laisse ensuite retomber la température au niveau voulu pour chaque aliment à cuire. Le pain demande une chaleur plus élevée que les pizzas ou les tartes.

Une ASBL très dynamique

Ce four et le bâtiment qui l’accueille, font partie de l’histoire de Louvain-la-Neuve. Ils s’intègrent dans l’ensemble architectural de la Ferme du Biéreau. Le four a été installé il y a un siècle dans l’ancienne forge. Le temps l’a abîmé. Mais il a récemment été complètement rénové sous l’impulsion d’une association de passionnés. Hors covid, l’ASBL met en place de nombreuses activités tout au long de l’année. Tous les deuxièmes dimanches du mois, le four est mis en service et tout un chacun peut venir faire cuire ses pains. Il existe aussi des ateliers payants par petits groupes. Ajoutez à cela la Fête du Pain, la préparation de plus de 200 pizzas pour la Fête de la Musique et d’une centaine de cougnous à Nöel, l’ASBL, qui fête ses 10 ans ne chôme pas. Elle envisage pourtant de se développer encore.

François Namur - Images : Dominique Tournay