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Amaya Coppens : "D'étudiante, je suis passée à terroriste"

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 17 septembre 2019 13:54  |   Ottignies-Louvain-la-Neuve

Amaya Coppens a 24 ans. Cette belgo-nicaraguayenne a été emprisonnée en septembre 2018 pour avoir manifesté contre le gouvernement de Daniel Ortega au Nicaragua, un pays d'Amérique centrale situé à côté du Costa Rica. Amaya Coppens était étudiante en médecine dans son pays d'origine. Elle est restée 9 mois en prison et a été libérée en juin dernier suite à une loi d'amnistie. En prison, Amaya Coppens n'avait droit à rien : pas d'appels téléphoniques, pas de soins médicaux. Elle a souffert d'hypertension artérielle et n'était pas soignée. C'est lors de la visite de ses parents tous les 21 jours qu'elle a pu alarmer ses proches sur son état.

La critique muselée

Aujourd'hui encore, la situation au Nicaragua est alarmante en terme de démocratie. Il y aurait plus de 130 prisonniers politiques, le premier d'entre eux y purge une peine depuis 2011. Certains sont libérés afin que le gouvernement se donne bonne figure mais la libération n'est qu'illusoire. Le gouvernement a des réseaux partout, il met la pression sur toutes les personnes qui osent critiquer les mesures prises en termes de sécurité sociale par exemple. Ceux qui sont libérés comme Amaya subissent encore des pressions à leur sortie, certains n'ont pas accès aux soins de santé, pas le droit d'aller à l'université.

Continuer le combat malgré les risques

Amaya Coppens, dont la grand-mère réside à Ottignies, est en Belgique depuis samedi dernier après avoir été à Genève pour sensibiliser la communauté internationale à la situation encore très problématique au Nicaragua. Elle estime qu'aujourd'hui, on oublie la situation d'urgence dans ce pays. Elle veut continuer à sensibiliser ici en Belgique mais aussi en retournant au Nicaragua pour continuer à agir de l'intérieur. Elle retournera là-bas en octobre malgré le climat de peur et de pression que les autorités mettent sur elle et sur sa famille. Elle se dit touchée par le soutien qu'elle a reçu à la fois de sa famille, de groupes comme Amnesty international ou encore de l'UCLouvain.

 

Caroline Leboutte - Images : Adrien Broze






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