TVCOM

GSK: les cadres veulent participer aux négociations de la procédure Renault

× La consultation gratuite du site de TV Com est possible grâce à la publicité.
Ce serait sympa de désactiver votre AdBlocker pour ce site. Merci !
 12 fevrier 2020 18:14  


Le premier conseil d'entreprise entre syndicats et direction de la société GSK a pris fin vers 16h30. Il avait commencé à 9h sur le site wavrien de la société pharmaceutique. Au sortir de cette journée de réunion qui s'inscrit dans la première phase de la procédure Renault, les délégués et permanents syndicaux n'ont pas appris de nouvelles informations à propos de la réorganisation. Tous les services seront touchés. Ce premier conseil a essentiellement permis de fixer un calendrier et une méthodologie. Cela dit, les syndicats ont malgré tout pu déposer une quarantaine de questions à la direction qui y répondra lors du prochain conseil d'entreprise.

"On sent qu'il y a la volonté au sein de la direction de réussir son coup en terme de marketing, explique Mickaël Bonneau, secrétaire permanent CGSLB. On eu vu une direction avenante qui se dit prête à jouer le jeu de la concertation. Un bon point: les permanents étaient autour de la table en compagnie des délégués; ce qui est très bien pour nous".

Créer un précédent

Par contre, les syndicats constatent que la direction ne souhaite pas voir une délégation de cadres participer aux négociations alors que sur les 720 emplois menacés, on rappelle que 595 sont des cadres. "Dans le secteur de la chimie, la délégation syndicale qui négocie la phase 2 de la procédure Renault se fait pour les employés et par les employés. Les cadres n'ont pas droit à cette défense collective, précise encore Mickaël Bonneau. Or, ils sont les principaux concernés en terme de nombre. Il faut savoir qu'il y a une fédération patronale qui regarde ce dossier de très près. Elle ne veut pas ouvrir de brèche et créer de précédent."

Mettre les cadres autour de la table, c'est aussi la volonté de la CNE. "Pour respecter ce processus démocratique, nous demandons à pouvoir défendre les cadres, précise Frédéric Fievet, délégué CNE. Il faut qu'ils puissent être autour de la table dans la phase de négociation. Ca semble difficile à accepter du côté de la direction. Une prochaine réunion aura lieu pour mettre en place les modalités d'usage."

L'enjeu, on l'a compris est de taille: amener une délégation de cadres autour de la table pour les intégrer aux discussions. Le prochain conseil d'entreprise est prévu mercredi prochain.

Pierre Thirion










Les cookies sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de notre site. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.

J'accepte