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Bières et brasseries de Wallonie

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 19 novembre 2017 14:00  

Bienvenue chez vous : de Rochefort à Orval

 

Un sentier de grande randonnée permet de relier les trois abbayes trappistes wallonnes. Nous avons chaussé nos bottines pour vous emmener de Rochefort à Orval par les chemins de traverse.

 

Cela part d’une idée toute simple. La Wallonie compte 5.000 kilomètres de sentiers de grande randonnée. A quelques kilomètres près, en combinant plusieurs sentiers différents, le randonneur ou la randonneuse pouvait déjà relier l’Abbaye trappiste de Chimay à celle d’Orval, en passant par Rochefort. En cette année de la Wallonie gourmande, les responsables des GR (c’est le petit nom des sentiers de grande randonnée) se sont dit qu’ils pourraient baliser les quelques kilomètres manquants et proposer deux itinéraires unifiés : l’un pour le tronçon Orval-Rochefort et l’autre pour Rochefort-Chimay.

 

GR, comment ça marche ?

 

Pour suivre un sentier de grande randonnée, il suffit de se référer aux balises blanches et rouges sur le terrain. Cependant, le nez dans les bottines ou la tête dans une grande conversation, on a vite fait de manquer une balise et de se perdre. Pour remédier à cela, les GR ont développé des outils qui s’adressent à tous les types de marcheurs, des plus connectés aux amoureux des cartes « papier ». Ils publient des topo-guides sous forme de petits livres à emmener avec soi ou en format numérique à télécharger sur son smartphone.

 

Pour en savoir plus : http://grsentiers.org/

 

L’Abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy Rochefort

 

La première étape de notre randonnée trappiste, l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy à Rochefort, ne se visite pas. Pour nous, Frère Pierre a exceptionnellement accepté de jouer le rôle du guide.

L’Abbaye de Rochefort remonte à 1230. A l’époque, une communauté de moniales habite les lieux. Au XVème siècle, on procède à un échange avec un monastère établi près de Givet en France. Des moines viennent s’établir à Rochefort et les femmes vont occuper le monastère français. Les premières traces d’une brasserie datent quasi de cette époque.

« Rassurez-vous la recette actuelle, elle, ne date pas de cette époque. Je n’ai aucune envie de faire de la bière comme au XVIème siècle. C’est en 1950 que les moines de Rochefort ont mis au point la recette actuelle, aidés par la brasserie des Trappistes de Chimay. »

Même si les trois brasseries trappistes wallonnes entretiennent de bons contacts, n’allez surtout pas en déduire qu’elles partagent un ingrédient secret ou un procédé propre aux bières trappistes. Il n’existe aucun secret de moines conservé dans un grimoire qui se transmettrait depuis des siècles. Le terme « trappiste » est purement administratif et juridique. Une bière trappiste est une bière qui a été brassée dans l’enceinte d’un monastère trappiste sous la responsabilité de moines trappistes. Onze bières au monde, dont trois wallonnes, peuvent se prévaloir de cette appellation prestigieuse.

La communauté de l’Abbaye de Rochefort vit selon la règle de Saint-Benoît. Par contre, dans ses activités brassicoles, elle fonctionne comme toutes les entreprises modernes. Elle vient d’ailleurs d’investir dans une nouvelle salle d’embouteillage. En 2020, la mort dans l’âme, les moines remplaceront la salle de brassage : les belles cuves en cuivre laisseront la place à de nouvelles en inox. Le fait que plus aucun fabricant ne propose du cuivre couplé aux normes en matière de sécurité alimentaire ont dicté ce choix.

 

Pour en savoir plus : http://www.abbaye-rochefort.be/

 

Redu, village du livres

 

Nous quittons Rochefort en empruntant le GR577 puis le GR129 pour arriver dans le charmant village de Redu, appelé aussi le village du livre.

Cette appellation, Redu la doit au pari un peu fou d’un homme, Noël Anselot. Début des années 80, il décide d’exporter le principe d’un village consacré aux livres qu’il a découvert au Pays de Galle. La première fête du livre se déroule à Pâques en 1984. Le succès est immédiat, le village de 400 âmes accueille 15.000 visiteurs et visiteuses. Aujourd’hui, Redu abrite des bouquinistes mais aussi des artisans et artisanes du livre.

René Lefer est l’un d’entre eux, il fabrique de manière artisanale du papier à base de coton auquel il ajoute, au gré de ses envies ou de celles de ses clients et clientes, de la fougère, de l’hortensia, des graminées ou de la barbe de maïs. Chaque feuille qui sort de son atelier est donc unique.

« Il y a des artistes qui viennent de loin pour m’acheter du papier d’aquarelle ou de dessin. J’en vends aussi pour les faire-part de mariage ou de naissance. »

 

Pour en savoir plus : http://www.redu-villagedulivre.be/fr/

 

Le cimetière militaire de Maissin

 

Nous poursuivons notre chemin vers Orval… Sur notre route, se dresse le village de Maissin, un des hauts lieux de la bataille des frontières du 22 août 1914. Ce jour-là, sept armées allemandes s’opposent aux armées britannique, belge et française sur un front qui va de Mons à l’Alsace. Dans le Luxembourg belge, ce sont les Français qui se battent contre les Allemands. Pour l’armée française, ce 22 août 1914 constitue le jour le plus sanglant de son histoire. En 24 heures, elle perd 27.000 hommes.

Le cimetière de Maissin abrite la sépulture de soldats des deux camps ainsi qu’un authentique calvaire breton du XVIème siècle, placé là pour rendre hommage aux bataillons bretons déployés dans la région.

 

L’Abbaye Notre-Dame d’Orval

 

Enfin, après 116 kilomètres de randonnée, nous arrivons à l’Abbaye Notre-Dame d’Orval. Ici, est brassée la trappiste d’Orval, une bière très particulière puisqu’elle est préparée avec deux levures différentes et qu’elle subit trois fermentations successives.

Contrairement à l’Abbaye de Rochefort, la partie la plus ancienne de celle d’Orval est accessible au public. En effet, l’Abbaye a connu plusieurs reconstructions complètes. Au XVIIIème siècle, la communauté qui s’est installée dans la vallée dès 1132, est riche et ne cesse de s’agrandir. Il est décidé de construire un nouveau monastère et les plans sont confiés à Laurent-Benoît Dewez. Une bonne partie de l’édifice est bâti à côté du monastère médiéval quand la Révolution Française éclate. Orval est entièrement détruit. Le site reste en ruines jusqu’en 1926 quand il est décidé de reconstruire un monastère sur les décombres de celui du XVIIIème siècle et de préserver les ruines médiévales.

 

Pour en savoir plus : http://www.orval.be/

 

Reportage TV Com :

 

Olivier Colot : un passionné aux 4000 bouteilles !

 

Nous sommes allés visiter la brasserie de Tubize. C’est l’une des treize brasseries recensées en Brabant wallon. Tubize: une commune qui compte un passionné de bières. Depuis près de trente ans, Olivier Colot collectionne les bouteilles. Il en possède aujourd’hui 4000 ! Elles sont exposées dans un musée au sein de la brasserie. L’occasion de découvrir sa collection mais aussi les objets parfois très anciens qui racontent l’histoire des brasseurs. Ils appartiennent à Jean Rodriguez qui a relancé cette brasserie sur un ancien site industriel.


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