Il a 44 ans, il vient de Tubize, et il s’apprête à participer à l’Olympia de Las Vegas, l’une des compétitions de bodybuilding les plus prestigieuses au monde.
À 44 ans, Rosario La Marca, athlète originaire de Tubize, s’apprête à franchir une nouvelle étape majeure de sa carrière : participer à l’Olympia de Las Vegas, l’une des compétitions de bodybuilding les plus prestigieuses au monde.
Un parcours sportif hors norme
Rosario a commencé le sport très jeune, à 9 ans, par le karaté, avant d’intégrer les élites nationales et l’équipe nationale. Son palmarès s’est ensuite enrichi d’un titre de champion de Belgique amateur en boxe anglaise, avant qu’il ne se tourne vers la musculation, attiré par la compétition. En juillet dernier, il a remporté l’une des plus grandes compétitions européennes de bodybuilding amateur, un succès qui l’a propulsé vers son objectif actuel : l’Olympia de Las Vegas. « C’est le plus gros objectif de ma vie », confie-t-il. « Quand j’ai démarré il y a 12 ans, ça me faisait déjà rêver. »
Défier l’âge et les conventions
Bien qu’il puisse concourir dans la catégorie Master (plus de 40 ans), Rosario a choisi de rester en Open, car « en Master, en amateur, il n’y a rien à gagner ». Il assume ce choix, même si la moyenne d’âge dans sa catégorie est bien plus basse : « À l’Olympia Portugal, le plus vieux dans ma catégorie avait 28 ans. » Pour lui, l’âge est avant tout une question de mental : « Je n’y crois pas une seconde qu’à 44 ans, c’est terminé. Bien au contraire, il y a tout qui commence. » Il met en avant l’expérience, la maturité et une meilleure qualité musculaire acquise avec les années.
Une discipline de fer
Rosario s’entraîne cinq fois par semaine, avec des séances durant entre 1h30 et 2h30, selon la période et l’approche de la compétition. Son entourage souligne le courage et la détermination dont il fait preuve : « Honnêtement, généralement, les gens de son âge ne sont pas du tout dans le même milieu que lui. C’est exceptionnel ce qu’il fait à son âge. » Sa fille exprime sa fierté : « Le fait rien que d’y être, déjà, je sais que c’est une énorme fierté pour lui. Après, je lui souhaite vraiment de gagner, parce que franchement, il le mérite. »
Inspirer les plus jeunes
Au-delà de la médaille, Rosario veut transmettre un message aux générations futures : « Mon objectif, c’est de montrer aux plus jeunes qu’avec du travail et de la discipline, même si on vient d’une petite région du monde, on peut y arriver. » Il tient à mettre Tubize en avant : « Je suis très fier d’être Tubizien, je suis très fier de pouvoir la représenter à Las Vegas. C’est cette ville-là qui m’a vu grandir, qui m’a vu évoluer, et qui a fait ce que je suis aujourd’hui. » Pour Rosario, l’important est de croire en soi, même lorsque l’entourage doute : « Tu rêves de trop, mon grand, descends un petit peu… Ben non, il faut vraiment croire en soi. » Un rêve qui devient réalité Participer à l’Olympia de Las Vegas est déjà une victoire en soi pour Rosario. « Mon objectif, c’est au-delà de la médaille », précise-t-il. « J’espère que ça donnera envie aux générations futures d’évoluer et de suivre le parcours. »
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