Depuis 2019, Elodie Picard défend les cages de l'équipe nationale belge de hockey sur gazon. Un poste avec beaucoup de pression et qui demande de la concentration. Rencontre avec notre gardienne wavrienne, Elodie Picard.
Le poste de gardienne n'a pas été tout de suite une évidence pour Elodie Picard. C'est un remplacement dans une autre équipe qui lui révèle cette fonction. "Je pense que j'avais l'audace. J'ai toujours aimé arrêter les balles. Tu as cette adréaline en plus. Mon parcours de vie a fait que j'ai continué en tant que gardienne et je suis contente d'en être arrivée là."
Une préparation minutieuse
Etre gardienne demande beaucoup de concentration, alors la préparation ne laisse rien au hasard : analyse vidéo des adversaires, travail physique intense, détails techniques peaufinés à l'entraînement. Une constance qui porte ses fruits, "J'espère de tout coeur qu'on arrivera jusqu'au bout et qu'on ramènera une magnifique médaille au pays.", nous confie-elle.
En plus d'une bonne préparation physique, un travail mental est important. "C'est vrai que les shoot-outs, c'est assez spécifique. Mais il y a aussi d'autres phases de jeu importantes mentalement comme les strokes ou les penalty corner. On a l'aide d'un coach mental. On apprend beaucoup de nos propres expériences aussi. On se soutient les unes les autres. On arrive à se motiver et à comprendre ce que chacune a besoin".
"Ce sont des choix, pas des sacrifices"
En Belgique, le hockey sur gazon n'est pas un sport 100% professionnel. Les joueurs et joueuses doivent combiner les entraînements avec les cours ou le travail. Après sa rhéto, Elodie Picard rejoint l'équipe nationale U21, en combinant des études d'éducation physique. Par la suite, elle combine emploi et entraînement. Un emploi à la fédération de hockey, dans la partie francophone, qui adapte son horaire lors des grands tournois.
Un équilibré a trouvé entre étude, travail et sport de haut niveau. Pour Elodie, il n'a jamais été question de sacrifice. "Il y en a beaucoup qui parle de sacrifices mais je pense que ce sont plutôt des choix. Quand tu es en quatrième ou cinquième humanité, après l'école tu dois un petit peu travailler et puis directement aller t'entraîner. Moi, j'ai toujours bien aimé ça. C'était un peu ma récompense. D'autres voient ça comme "je ne peux pas sortir avec mes amis". Moi, j'étais juste contente de jouer au hockey".
Ce vendredi, les Panthers affronteront les Pays-Bas en demi-finale. Il ne reste plus qu'à leur souhaiter que leur rêve de médaille se réalise.
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