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Restructuration chez NLMK : la saga arrive à son terme

 14 juin 2019 14:33  |   Tubize

Il y a du nouveau du côté de chez NLMK. Les employés et cadre du site de Clabecq étaient réunis ce matin pour une assemblée en présence des représentants syndicaux. Les dispositions du plan industriel négociées avec la direction leur ont été présentées et acceptées à 88% par un vote du personnel.

"On est arrivée à quelque chose de viable pour l'entreprise et les travailleurs", explique Pascal Strubbe, délégué SETca qui pointe la difficulté de ces négociations au micro de notre confrère Jean-Claude Hennuy (RTBF). Les ouvriers doivent encore donner leur feu vert au plan industriel dans les jours à venir.

Le salaire des travailleurs "quasiment" épargné

Petit rappel des faits : 576 travailleurs attendent encore de savoir à quelle sauce ils seront cuisinés dans la restructuration qui les menace. L'entreprise sidérurgique avait annoncé en début d'année que 290 salariés seraient licenciés pour assurer la pérennité de l'entreprise.

3,5 millions d'euros restaient encore à trouver pour sauvegarder le site tubizien, les travailleurs craignaient que cet argent ne soit prélevé sur leurs salaires mais les syndicats sont vraisemblablement parvenu à limiter la casse. "Cette somme a été fortement réduite", précise Pascal Strubbe, sans apporter plus de précision sur ce nouveau montant. "On a trouvé 2 millions d'euros mais pas véritablement dans les poches du travailleur".

Qui part? Qui reste?

Malgré ces avancées, l'humeur n'est pas à la fête, d'autant que les noms des 290 salariés qui prendront la porte sont encore inconnus à ce jour. La liste devrait être elle aussi annoncée dans les prochains jours.

Pour combien d'années encore les 286 emplois sauvegardés pourront-ils encore exercer à Clabecq? Impossible à dire dans le contexte incertain de l'entreprise. Néanmoins, les syndicats se veulent rassurant : "Nous avons planté l'arbre pour la pérennisation de l'entreprise et en tout cas jusqu'en 2023. Après, je ne sais pas vous dire".

La menace d'une fermeture totale du site par les actionnaires russes - majoritaires, rappelons-le - semble donc écartée.

 

Florentin Franche






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