Bastien Monard est le plus jeune belge a avoir atteint le sommet du Kilimanjaro, point culminant d'Afrique, à 5 895 mètres d'altitude. Un véritable exploit pour le Chaumontois qui a vécu cette aventure avec son papa Christophe.
"C'est un rêve. C'est un rêve. C'était le voyage de ma vie."
À son retour en Belgique, Bastien Monard a des étoiles plein les yeux. Fin juillet, il a atteint le plus au sommet d'Afrique, le fameux Kilimanjaro. Un périple sportif, une expérience humaine dont il garde un souvenir impérissable : "Je pense que le plus beau souvenir, ça a été la présentation des porteurs de sacs, qui à ce moment-là sont pour nous des inconnus. On se met en cercle, on se présente et puis après on chante et on danse. Et ces moments-là sont juste magiques. On a l'impression que le temps s'arrête, on profite à fond, on passe un moment presque en famille."
Une préparation exigeante
L'année dernière, Bastien et son père Christophe ont déjà tenté de gravir le Kilimanjaro. Mais arrivés à 5 200 mètres d'altitude, Bastien fait un début d'œdème cérébrale. Il faut faire demi-tour. La déception est énorme. Alors cette année, boosté, cet étudiant en kiné s’est donné les moyens d’atteindre son objectif : "On a fait des tests en hypoxie, [ndlr : il s'agit d'un examen médical pour évaluer comment votre corps réagit au manque d'oxygène], des entraînements en hypoxie. Ça a beaucoup aidé. On a été suivi par un nutritionniste qui nous a conseillé sur ce que l'on devait manger. On a également fait une préparation musculaire, une prise de masse pour partir."
La préparation a porté ses fruits, puisque les deux Chaumontois ont atteint le point culminant d'Afrique à 5 895 mètres. Mais ce ne fut évidemment pas de tout repos. Bastien nous confie qu'arrivé à 5 200 mètres, "on sent que le souffle est plus court. On est bien content de faire des pas plus petits. Il fait froid, il fait -10 degrés. Mais le plus dur, je pense que ça devait être l'altitude".
Une passion familiale
Ce n'est pas le premier – et sûrement pas le dernier d'ailleurs – sommet que Bastien atteint. Et à chaque aventure, il est accompagné de son papa Christophe. Un ancien militaire amoureux de la randonnée en montagne qui a transmis sa passion à son fils : "On a commencé par marcher dans les Ardennes régulièrement. Et puis, à douze ans, il a fait son premier gros trek en réalisant le tour du Mont Blanc. Il a adoré la montagne. Et puis, on s'est dit : pourquoi pas profiter chaque année des vacances pour aller faire un trek au bout du monde."
Des ambitions qui ont un coût
Ce voyage au bout du monde n'est évidemment pas gratuit. Il faut compter environ 5 000 euros par personne. Bastien a pu compter sur une aide financière de son école de kinésithérapie. L'HE2B l'a aussi accompagné dans sa préparation physique.
À peine de retour, le jeune homme de 19 ans envisage déjà son prochain sommet. En 2027, cap sur le Maroc. Père et fils vont tenter de gravir le toit d'Afrique du Nord, le Djebel Toubkal, à 4 167 mètres d'altitude.
Sur le même sujet
Recommandations
Volleyball : Victoire de Limal-Ottignies contre Leuven au troisième tour de la Coupe de Belgique
Coupe du Monde de Hockey : Les danseurs du Studio Artendance se produiront lors de la finale messieurs
Football: 20 ans au service du fair-play à Lasne-Ohain
Braine-l'Alleud : Plus de 100 jeunes pour la deuxième édition des BL'A Games
Mondial de Hockey : Les bons plans touristiques dans le BW de nos Red Lions et Panthers
Mondial de Hockey : Des Ducks aux Panthers, Famke Van Heel évoque sa Coupe du monde
Mondial de Hockey : les spectateurs répondent présents à la Fanzone de Wavre
Mondial de Hockey : Les Red Lions du Waterloo Ducks déçus
Coupe du monde de hockey : dans les coulisses des navettes du TEC à Wavre
Mondial de Hockey : Les Red Panthers qualifiées pour le second tour