Après l’incendie de la rue de Bruxelles à Tubize, la commune a engagé près d’un million d’euros afin de sécuriser le site amianté. Elle veut aujourd’hui récupérer cette somme et réclame une évolution de la loi sur les assurances des bâtiments commerciaux.
Près de trois mois après l’impressionnant incendie qui avait ravagé un entrepôt de la rue de Bruxelles à Tubize, l’heure est désormais aux comptes. Et ils sont particulièrement lourds pour la commune.
Pour sécuriser le site, gérer la présence d’amiante et permettre le déblaiement des gravats, Tubize a dû engager près d’un million d’euros.
"On a dû mandater des entreprises pour gérer la problématique de l’amiante autour du site, sur le site et autour du site, mais aussi pour pouvoir déblayer les gravats et atteindre le foyer de l’incendie", explique le bourgmestre Samuel D’Orazio.
Une dépense nécessaire dans l’urgence, mais que le bourgmestre refuse de voir rester définitivement à charge des finances communales. "Il est hors de question pour moi que ce soient mes citoyens, les citoyens tubisiens, qui payent cette facture."
Un propriétaire qui n’était pas assuré
Le problème est désormais de savoir auprès de qui la commune pourra récupérer cet argent. Le propriétaire du bâtiment, installé à l’étranger, ne s’est toujours pas manifesté selon le bourgmestre. Surtout, il ne disposait pas d’assurance incendie.
Une situation rendue possible par l’absence d’obligation générale d’assurer ce type de bâtiment commercial.
"L’aberration, c’est de se rendre compte qu’on vit aujourd’hui dans une société où la loi n’impose pas à ce genre d’entreprise de devoir s’assurer sur le plan immobilier", dénonce Samuel D’Orazio.
Le locataire de l’entrepôt disposait, lui, d’une responsabilité civile exploitation. La commune entend également examiner sa responsabilité et les possibilités d’intervention de cette assurance.
Une situation qui surprend les Tubiziens rencontrés dans le centre-ville. "Je m’imaginais que l’entreprise privée avait une assurance", réagit notamment une habitante. "J’espère que ce n’est pas à nous de le payer, c’est clair."
La commune prête à saisir le terrain
Tubize entend désormais passer à l’offensive sur le terrain judiciaire. Une procédure doit être engagée afin de tenter de récupérer les sommes dépensées. La commune envisage également de se retourner contre le propriétaire et le locataire.
Et le bourgmestre prévient qu’il est prêt à aller loin. La saisie et la vente du terrain font notamment partie des pistes évoquées pour récupérer une partie de la facture.
La procédure pourrait toutefois prendre du temps. "Il faut être honnête, on sait que les actions judiciaires prennent du temps", reconnaît Samuel D’Orazio.
Au-delà du cas tubizien, le bourgmestre souhaite désormais porter le débat au niveau fédéral. Il demande aux parlementaires de réfléchir à une modification de la législation afin d’imposer une couverture aux propriétaires d’immeubles accueillant des activités commerciales.
Sur le même sujet
Recommandations
Tubize: succès pour la 40ème Journée annuelle des confréries
Rebecq : un train-usine géant pour renouveler la ligne à grande vitesse
Tubize : Elite Football, l'ASBL qui propose des stages de perfectionnement aux jeunes footballeurs pendant la trêve
Tubize : une nouvelle plaine de jeux bientôt accessible dans le quartier du Stierbecq
Tubize : Élèves et enseignants s'unissent contre le décret programme
Incendie à Rebecq : cinq explosions ressenties par les habitants
Incendie à Tubize : « Les nouvelles sont bonnes » pour les riverains
Tubize : incendie maîtrisé, mais les opérations se poursuivent sur le site sinistré
Incendie dans un entrepôt textile à Tubize : pas d'amiante détectée dans les fumées
Les écoles primaires de Saintes commémorent la fin de la guerre 40-45