Infrabel poursuit cet été le renouvellement de la ligne à grande vitesse entre Bruxelles et Paris. Entre Tubize et Rebecq, un impressionnant train-usine de 700 mètres permet de remplacer prs de 200 mètres de voie par heure.
Cet été, le Brabant wallon accueille un chantier ferroviaire hors norme. Infrabel renouvelle un peu plus de 19 kilomètres de la ligne à grande vitesse entre Bruxelles et la frontière française, notamment sur les territoires de Tubize et Rebecq. Cette ligne, mise en service en 1997, est aujourd’hui la plus ancienne ligne à grande vitesse du du pays.
Pour réaliser ces travaux, Infrabel fait appel à un train-usine venu d’Autriche, long d’environ 700 mètres. Son rôle : enlever les anciens rails et les traverses, récupérer et tamiser le ballast, puis remettre en place les nouvelles traverses et les nouveaux rails.
"Ce train permet d’obtenir des rendements beaucoup plus importants. Il renouvelle environ 180 à 190 mètres de voie par heure", explique Adrien Constant, l’ingénieur en chef présent sur le chantier. L’objectif est ambitieux : renouveler 19,25 kilomètres de voies durant les 18 jours de coupure de la ligne.
Des travaux prévus jusqu'en 2035
Ces travaux sont devenus nécessaires après près de trente ans d’exploitation. La ligne accueille environ une centaine de trains par jour, certains circulant jusqu’à 300 km/h. "Qui dit grande vitesse dit des forces très importantes qui sont exercées, et on doit absolument garder une infrastructure au top", souligne Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel.
Pendant le chantier, les trains à grande vitesse doivent emprunter le réseau classique, ce qui rallonge les trajets d’environ quinze minutes. Infrabel prévoit toutefois une remise en service complète de la portion concernée le 24 août.
Le renouvellement de la ligne se poursuivra chaque été jusqu’en 2035, pour un budget total de plus de 300 millions d’euros. Et si tout se passe comme prévu, les voyageurs ne devraient presque rien remarquer une fois les travaux terminés. "Toute la magie d’un chantier comme celui-là, c’est qu’en fait on ne doit pas voir de différence", résume Infrabel. L’objectif est avant tout de continuer à faire circuler les trains à grande vitesse dans les meilleures conditions.
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