Ce dimanche 4 octobre, le bruit des sabots remplira les rues de Nivelles lors du passage des attelages qui composent la procession. Des acteurs de l'ombre essentiels à ce folkore. Jacques Wautier élève et met à disposition des chevaux pour l'occasion.
Voilà 35 ans que Jacques Wautier, éleveur passionné de chevaux de trait, œuvre pour le Tour Sainte-Gertrude. Bien qu'il n'ait aucun lien avec Nivelles, son implication au fil des ans a fait de lui l'un des piliers de cette procession historique. Chaque année, les reliques de Sainte-Gertrude quittent la Collégiale et suivent un parcours de 17 kilomètres à travers l'entité. Un char tiré par six chevaux de traits alignés les uns derrière les autres, parmi lesquels figurent immanquablement des bêtes de Jacques. 2026 ne fera pas exception puisque deux chevaux de l'éleveur tireront la chasse.
Le Brabançon et l'Ardennais, fleurons du cheval de trait belge
Gitane, Ardennaise de 5 ans, affiche 750 kilos sur la balance. Jones, cheval de trait brabançon du même âge, pèse quant à lui 850 kilos. Deux représentants des deux races les plus emblématiques du cheval de trait belge. Des animaux réputés fiables, calmes et dévoués. Le Brabançon se distingue par plus de hauteur sur pattes, une tête imposante et longue, tandis que l'Ardennais est plus ramassé, plus court sur pattes. S'ils se distinguent par leur physique, ils sont tout autant aptes à tirer d'importantes charges telles qu'un char de procession.
Pour que tout soit prêt le jour J
Boucler un parcours de 17 kilomètres ne s'improvise pas. Les semaines qui précèdent le jour J, Jacques emmène quotidiennement ses chevaux pour une marche d'une heure avec une charge à tirer. Un rondin de bois dont le poids grandit à mesure que la date approche, à l'instar d'un véritable entraînement sportif. Au-delà du physique, le mental aussi a toute son importance : les chevaux doivent rester calmes face à l'agitation qui les entoure. Il faut donc les exposer au bruit, au mouvement, à la foule. Mais ce n'est encore qu'une partie du travail effectué par Jacques, qui effectue reconnaissance du parcours, s'assure du bon passage du char à tout instant, guide ses chevaux, les nourrit lors de la procession, les lave à mi-parcours, prépare leur harnachement en amont, etc.
Toutes ses heures consacrées au folklore aclot témoignent d'une passion qui ne s'éteint pas au fil des ans, et prend même naissance au sein des nouvelles générations, comme pour Julie, sa petite-fille de 17 ans qui foulera les chemins du Tour Sainte-Gertrude pour la troisième année consécutive aux côtés de Gitane.
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