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Des soldes inédites : importants rabais et faible affluence

 03 août 2020 12:35  


Ce samedi 1er août marquait le premier jour d'une période de soldes inédite. Retardées d'un mois en raison de la crise sanitaire, ces soldes peuvent difficilement être comparées avec celles des années précédentes. Néanmoins, on observe "un chiffre d'affaires inférieur de 30 % à 50 % par rapport à un samedi de soldes ordinaire", selon les relevés de l'UCM.

Certains magasins sont parvenus à compenser cet écart avec les précédentes soldes par des réductions plus importantes que d'ordinaire. Il n'était pas rare d'apercevoir des soldes à -50% voire -70% là où les soldes débutent habituellement à -20% ou -30%. Selon l'Union des Classes Moyennes, les ventes du mois du juillet n'ont pas permis de compenser l'absence de ventes au cours de près de deux mois de confinement des commerces. Les stocks sont toujours importants.

SNI et UCM demandent un assouplissement des règles

30 minutes maximum en magasin, port du masque obligatoire, une personne par ménage... les exigences sanitaires au sein des commerces n'ont vraisemblablement pas posé de problème aux clients et aux commerçants ce week-end. Notamment en raison de la faible affluence dans les centres commerciaux et les noyaux urbains.

Pour cette raison et afin de garantir une sécurité financière aux professionnels du secteur, le SNI (syndicat national des indépendants) et l'UCM demandent un assouplissement des règles sanitaires. "Les soldes, ça se fait avec son partenaire, avec ses enfants ou avec ses amis, alors faisons l'analogie avec l’horeca pour nous permettre de faire du shopping avec notre bulle", réagit Christine Mattheeuws, présidente du SNI. La restriction à une personne par bulle en magasin réduirait considérablement la fréquentation et les achats non essentiels, justement nécessaires pour les commerçants. Certains commerçants affirment avoir fermé les yeux à cette restriction, considérant par exemple un couple comme deux acheteurs potentiels, prenant évidemment des risques en s'opposant aux règles sanitaires.

"Les commerçants ont respecté toutes les exigences sanitaires depuis le mois de mars. Il ne faut pas leur en imposer de superflues alors que leur situation financière peine à se redresser", rédige l'UCM dans un communiqué adressé au Conseil national de Sécurité. Le SNI a lui demandé des mesures de soutien financier complémentaires pour assurer les frais liés aux stocks importants qui seront encore là à la fin des soldes et pour les loyers très élevés", conclut Christine Mattheeuws.

Florentin Franche










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