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Ramillies : recours contre les éoliennes de la plaine de Boneffe maintenu

 05 avril 2019 10:59  |   Ramillies

Voilà maintenant 9 ans que le projet d'installation d'un parc éolien sur la plaine de Boneffe bloque. La société EnecoWind projettait d'y implanter 17 éoliennes, avant d'amputer ses plans de 5 éoliennes, c'est finalement de 9 structures dont il est question.

Trois d'entre elles sont prévues sur le territoire de Ramillies mais le permis délivré en juin dernier avait fait l'objet d'un recours par l'ancienne majorité IC, passée dans l'opposition depuis. Quelques mois plus tard, la nouvelle majorité REM/Ecolo tente de faire annuler le recours lors du dernier conseil communal ce mercredi soir, peut-on lire dans les colonnes de l'Avenir. La majorité a du se passer d'Yvonne de Grady (REM), écartée du débat pour conflit d'intérêts, lors du vote qui a débouché sur une égalité parfaite : 8 voix pour l'annulation du recours et 8 contre.

Urgence climatique et impact environnemental

Côté majorité, Jean-Jacques Mathy argue que les choses ont changé depuis le lancement du projet, avec le mouvement écologiste qui se concrétise par des marches de semaine en semaine. Le bourgmestre ramillois estime que le projet éolien va dans ce sens, sans compter les frais d'avocat engagés depuis l'introduction du recours.

Dans l'opposition, Cédric Delveaux (IC) craint que cet argent n'ait finalement servi à rien. Pour le conseiller communal, l'éolien doit trouver sa place ailleurs que dans la plaine de Boneffe. Il ajoute que d'autres solutions existent aujourd'hui alors, pourquoi ne pas les explorer? Cédric Delveaux évoque les micro-éoliennes, la biométhanisation ou encore le photovoltaïque, des solutions qui risquent moins d'endommager l'environnement.

La faune et la flore locale, Daniel Burnotte (Ecolo) est prêt à prendre le risque de les sacrifier, du moins en partie, face à l'urgence climatique. D'autant qu'EnecoWind a revu son projet de manière à miniser l'impact de l'implantation éolienne.

Bref, la situation s'est une fois de plus enlisée, la question divise toujours et ce sera désormais au Conseil d'État de la trancher.

 

Florentin Franche






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