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Qui vacciner en premier? Les plus fragiles, les travailleurs essentiels et les aînés selon les Belges

 17 novembre 2020 11:47  |   Ottignies-Louvain-la-Neuve


Le mot "vaccin" est sur toutes les lèvres depuis quelques jours, notamment suite aux avancées du groupe Pfizer et du vaccin produit par Moderna, efficace à 95%, selon la firme américaine. Ce lundi, les ministgres en charge de la Santé se sont accordés sur la stratégie de déploiement du vaccin en Belgique. Objectif : 8 millions de doses distribuées gratuitement à 70% de la population sur base volontaire. Une chose reste à déterminer : qui seront les groupes prioritaires?

La question a été posée à un panel de 2.000 Belges âgés de 18 à 80 ans dans le cadre d'une enquête menée par l'UCLouvain, la KU Leuven et l'Université de Maastricht. Plusieurs stratégies, également étudiées par les autorités, leur ont été présentées : une vaccination suivant un critère d'âge, de profession, d'état de santé, selon qu'une personne soit à même de propager de le virus ou de faire tourner l'économie, ou encore une sélection totalement aléatoire pour donner les mêmes chances à chacun.

Les Belges ne veulent pas d'une distribution aléatoire

Une liste de 8 stratégies a été dressée, les participants à l'enquête les ont classées de la meilleure à la pire. Il ressort que la stratégie privilégiée par la population est de vacciner en priorité les personnes qui souffrent de maladies sous-jacentes, puis les professions essentiels et les personnes de plus de 60 ans? La vaccination aléatoire et le système "premier-arrivé-premier-servi" sont les stratégies qui ont le moins retenu l'attention.

Cependant, les avis changent une fois les répondants informés par des chiffres précis sur ce qu'être un fort propagateur du virus signifie concrètement. Les potentiels diffuseurs du virus deviennent alors prioritaires, à égalité avec les personnes avec une comorbidité, suivent les professions essentielles.

78% des personnes interrogées estiment que le choix de la stratégie revient aux experts scientifiques et non au gouvernement, retenu par 10% des sondés, moins que les 12% de répondants qui offriraient ce choix à la population.

F.F.










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