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LLN : Plusieurs kots à projet vandalisés avec des tags racistes et antisémites

 19 mars 2019 16:01  |   Ottignies-Louvain-la-Neuve

Une croix gammée aux côtés de l'insigne du kot des Droits de l'Homme, le kot féministe barré d'une croix brune ou encore le Migrakot traité de "pute" : plusieurs kots à projet de Louvain-la-Neuve ont ainsi été dégradés ce derniers jours. Les photos ont été prises sur un intervalle de deux semaines mais les inscriptions sont toujours bien visibles sur les murs de la petite Casa.

Pour Anaïs De Munck, présidente de l'AGL qui a publié les photos, il ne s'agit pas de simples actes de vandalisme et les cibles, trois kots à projet engagés humainement et socialement, n'ont pas été sélectionnées au hasard. "Je trouve ça choquant dans le contexte actuel", précise-t-elle en référence à la recrudescence de l'antisémitisme en France, "Ces signes ne sont pas anodins, la banalisation des insultes pose problème".

Ouvrir le débat et conscientiser le public

L'assemblée des étudiants ne s'attend pas à ce qu'on retrouve les fautifs mais plutôt à ce qu'on ouvre le débat autour de ce genre d'actes. Leur présidente a interpelé l'UCLouvain sur Twitter au sujet de ces dégradations symboliques, l'université a répondu qu'elle "découvre ces inscriptions haineuses. Elle condamne fermement toute expression de racisme, de discrimination ou de propos haineux ou diffamatoires. L’UCLouvain réaffirme son soutien ferme aux kaps. Une enquête est en cours et l’univ se réserve le droit de poursuites".

 

Didier Lambert, vice-recteur aux affaires étudiantes, soutient qu'il est "indispensable d'identifier les auteurs des faits même si les chances sont minces. L'université a été touchée dans ses propres valeurs, il s'agit d'actes graves et les responsables seront poursuivis devant les commissions disciplinaires". Le vice-recteur précise qu'une communication sera adressée aux étudiants pour les sensibiliser aux actes racistes.

Quant à savoir s'il y a bel et bien une recrudescence du racisme entre les murs de Louvain-la-Neuve, Didier Lambert estime qu'"il est encore trop tôt pour le dire mais, en 9 ans, je n'ai jamais eu connaissance d'un tel comportement".

En réponse à ces agissements, les étudiants de l'AGL et les kots visés par les dégradations racistes vont recouvrir symboliquement les inscriptions de peinture.

Florentin Franche






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