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Un œil sur ma région #4 - Gauthier Vandemoortele, ce que le passé raconte de nous

 29 juillet 2022 11:29  |   Orp-Jauche - Perwez


Qu'ils soient amateurs ou professionnels, ces photographes se passionnent pour les paysages du Brabant wallon. C'est à travers leur regard et leur viseur qu'ils s'expriment, à travers leurs clichés qu'ils font rayonner la beauté de notre province. Durant tout cet été, je vous propose d'aller à leur rencontre pour comprendre ce qui les inspire dans nos campagnes, dans nos villes, nos monuments, notre patrimoine, notre nature.

En photo, comme dans beaucoup d'autres domaines finalement, il y a ceux qui font la course à la technologie de pointe, qui cherchent à s'équiper avec du dernier cri, et puis il y a ceux qui se contentent du strict minimum. Gauthier Vandemoortele ferait plutôt partie de ce dernier groupe. Au moment de sa rencontre, certains signes ne trompent pas : pas de voiture en sa possession, une veste en cuir élimée et un petit appareil photo caché dans une poche.

Escalier urbain

Trois saules

Là où la plupart des photographes se sont tournés vers le numérique, Gauthier, lui, a trouvé son bonheur dans la photo argentique. Tout commence par une curieuse rencontre avec un appareil soviétique fabriqué durant l'après-Guerre au détour d'un quelconque site de revente d'objets d'occasion. Intrigué par l'appareil et son faible prix, le Perwézien acquiert ledit objet, un "Zorki 1" de petite taille, qui rentre dans toutes les poches.

36 essais par film, peu de place à l'erreur

Cet achat va tout changer dans la pratique de Gauthier, quelque peu lassé par le numérique et les innombrables photos que la pratique permet, mais implique aussi de trier. Une bobine de film, cela ne donne droit qu'à 36 clichés. Avec une ressource limitée entre les mains, il convient de réfléchir au cliché qu'on souhaite réaliser avant de déclencher. Là où le photographe "moderne" passe beaucoup de temps à trier ses photos, à les retoucher, Gauthier n'a que très peu de travail à réaliser une fois rentré chez lui. Le photographe profite tout de même de certains aspects du numérique puisqu'il scanne ses négatifs avant de l'inverser par ordinateur et obtenir le rendu final. Un processus simplifié à l'extrême qui donne toute sa place à la photo proprement dite.

Ruines industrielles

Ce qui disparaît sous nos yeux

Les sujets photographiés par Gauthier font directement echo aux techniques qu'il utilise. Armé d'un appareil ancien, il photographie les restes d'un monde passé dans les campagnes de Hesbaye brabançonne : de vieilles charrues rouillées dormant dans un pré, une clôture datée, un mur de briques rouges usées ou encore un vieil outil d'un agriculteur dont les activités ont cessé depuis belle lurette... Le résultat est bluffant, des photos prises en 2022 qui semblent tout droit sorties des années 50 voire même plus loin. Le grain inimitable de l'argentique couplé au noir et blanc et aux compositions de Gauthier donnent un cliché vintage impossible à reproduire avec un appareil numérique actuel.

Portail dans un jardin communautaire

Palais de la mode

Si Gauthier n'avait qu'un rêve, ce serait de partir pour une randonnée au long cours, armé de son petit appareil et de quelques bobines en poches pour photographier son voyage. Qu'importe la présence d'électricité sur sa route, seule la mécanique compte. Simple, léger, efficace... à l'ancienne diront certains.

Pour voir son interview :

Florentin Franche








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