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Un œil sur ma région #13 - Aliaume Chapelle, on n'a rien sans une bonne météo

 30 septembre 2022 10:30  |   Chastre


Qu'ils soient amateurs ou professionnels, ces photographes se passionnent pour les paysages du Brabant wallon. C'est à travers leur regard et leur viseur qu'ils s'expriment, à travers leurs clichés qu'ils font rayonner la beauté de notre province. Durant tout cet été, je vous propose d'aller à leur rencontre pour comprendre ce qui les inspire dans nos campagnes, dans nos villes, nos monuments, notre patrimoine, notre nature.

Pour terminer cette série en beauté, je suis allé à la rencontre d'un photographe professionnel. Le seul de cette série par ailleurs. Cet homme, c'est Aliaume Chapelle, un habitant de Chastre qui a tout plaqué pour la photo il y a près de dix ans. Comment peut-on vivre de cette pratique ? Comment devient-on professionnel ? Se sent-on légitime de prétendre à un travail rémunéré contrairement à d'autres photographes amateurs ? Quelques-unes des questions qui me trottaient dans la tête et auxquelles ce photographe hors pair m'a donné réponse.

Dis-moi la météo, je te ferai une photo

Notre rencontre a lieu dans le Bois de l'Ermitage, dans le village de Gentinnes. Nous nous retrouvons aux petites heures du matin, alors que le soleil commence à peine à percer l'horizon. Des conditions plutôt simples à réunir mais qui sont encore bien loin de celles qu'Aliaume recherche pour sa photo. Car pour lui, la photo ça demande avant tout de connaître la météo. La brume matinale, le soleil levant aligné derrière un sujet, un ciel chargé de foudre... Autant d'éléments qui apportent une dimension supplémentaire aux clichés.

Il suffit de regarder les photos de ce Chastrois pour comprendre que la météo occupe une place centrale dans son œuvre (le croyez-vous ? Toutes les photos publiées dans cet article ont été prises en Belgique). Quelque chose de très simple en apparence, mais qui requiert de la patience, une certaine connaissance du terrain et de la lumière. Des compétences à acquérir bien avant de s'intéresser à ce qui se fait au niveau matériel, à chercher à acquérir le meilleur boîtier sans pouvoir réellement en exploiter toute la puissance.

Le métier que j'ai choisi

Quand on aborde la question professionnelle, difficile de ne pas parler d'argent. Aliaume vit aujourd'hui pleinement de sa passion, qui est aussi son travail, mais ce ne sont finalement pas ses photos en tant que telles qui lui permettent de gagner son pain. Le Chastrois propose des stages photo à l'étranger, dans les Lofoten, les Dolomites ou encore en Écosse. Des voyages au cours desquels il prodigue ses conseils dans les plus belles régions du monde.

Les expositions, les ventes de tirages, les livres, quant à eux, ne lui permettent pas de vivre. Aliaume Chapelle se trouve même parfois confronté à de l'utilisation abusive de ses clichés, sans la moindre autorisation. Comme quoi, devenir photographe et en vivre, ça s'apparente plus à un chemin de croix qu'à un fleuve tranquille. Il faut avant tout être animé par la passion et s'armer de patience.

Toute l'ambivalence des réseaux sociaux

C'est indéniable aujourd'hui, les réseaux sociaux sont une porte ouverte sur certains arts. Une vitrine pour ceux qui s'y intéressent depuis l'écran de leur téléphone. Ils ont très probablement permis à beaucoup d'entre nous à s'intéresser à des domaines qui nous étaient jusqu'alors méconnus. Et s'ils font rayonner la photo, les réseaux sociaux tendent aussi à la corrompre.

Aliaume le constate, ceux qui s'essayent à la photo et qui publient sur les réseaux sociaux cherchent le plus souvent à faire des clichés qui marchent et non ce qui leur plaît. Pour renouer avec cet art qu'est la photo, avec un public qui veut profiter de toute la beauté qu'il est capable de délivrer, rien de tel que les expositions. C'est dans cette voie qu'Aliaume trouve le plus grand plaisir à partager son travail, bien qu'il ne crache pas non plus sur cette fenêtre que lui ouvrent les réseaux.

Pour en savoir plus sur les activités d'Aliaume Chapelle, rendez-vous sur son site internet.

Pour voir son interview :

Florentin Franche








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