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Grève du tracing dans les PSE : les directions ne peuvent assumer la tâche

 19 octobre 2021 11:19  


Le tracing est en suspens dans les écoles du réseau libre en Brabant wallon. Et pour cause, la grève du tracing initiée ce lundi par les PSE laisse cette tâche entre les uniques mains des directions d'écoles, avec lesquelles les centres de médecine scolaire collaboraient.

"On n'assumera pas, on ne peut pas le faire, on n'a pas les compétences, ni la formation", témoigne Éric Xhonneux, directeur de l'école fondamentale Saint-Pie X à Ottignies. Faute d'assurer le tracing pour le moment, les parents sont avertis lorsqu'un ou plusieurs cas de Covid sont détectés au sein d'une classe. Parmi les missions qui incombaient aux PSE : l'analyse du risque des cas Covid et éventuels cas contact. Impossible pour le directeur d'assurer ce suivi : "Je ne suis pas médecin, je ne peux pas appeler les enfants pour leur demander ce qu'ils ont fait".

Stop au tracing? Encore trop tôt pour les écoles

Éric Xhonneux comprend les raisons qui ont motivé les PSE à stopper le tracing, mais il espère d'autant plus que cette grève ouvrira les yeux des responsables politiques sur cette situation critique. Toutefois, le directeur s'inquiète d'un assouplissement du tracing : "Mon inquiétude, en tant que directeur, c'est d'avoir du personnel contaminé s'il n'y a plus de suivi".

Cet avis, Thomas Jadin ne le partage pas. Le directeur de l'ADIBRA, association des directeurs de l'enseignement secondaire à Bruxelles et en Brabant wallon, estime qu'il serait plus réaliste d'alléger le tracing et de le remettre entre les mains des PSE, formés à cette tâche. "On ne va pas pouvoir dégager 20 ou 30 millions d'euros pour assurer le tracing par une nouvelle équipe qui ne sera pas formée à ça. Il faut un tracing moins fouillé, moins systématique. La situation n'est plus la même mais on continue à appliquer des protocoles ultra-chronophages."

La grève des PSE impacte de plein fouet le Collège des Hayeffes, dont Thomas Jadin est le directeur. Depuis la rentrée, l'école a compté jusqu'à 4 classes fermées simultanément sur 34. "La situation est très difficile pour le moment. On joue la montre mais on a besoin d'une circulaire dès demain", indique Thomas Jadin.

Vers un protocole moins strict ?

Ce mercredi, les acteurs de la santé et de l'enseignement se réunissent pour définir la ligne de conduite à suivre dans les écoles. La ministre de la Santé et de l'Enfance en FWB Bénédicte Linard soutient qu'il est temps de relâcher la pression qui pèse sur le monde de l'enseignement en matière de protocoles sanitaires.

 

Florentin Franche










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